Agatha Christie

C'est pendant la 1ère guerre qu'elle écrivit un premier roman, qui ne fut jamais publié. Sa sœur l'ayant mise au défit de parvenir à ficeler une intrigue qu'on ne parviendrait pas à élucider avant les dernières pages, elle en entama un deuxième: La mystérieuse affaire de Styles, dont le héros, portait le nom d'Hercule Poirot. Le manuscrit, envoyé à quatre éditeurs, ne parut qu'en 1920. Agatha Christie n'arrêtera plus d'écrire. Son entêtement et son imagination allaient la rendre célèbre.  
En 1926, l'année même du premier succès, la vie d'Agatha faillit basculer, comme dans un de ses romans. En réalité, tout n'allait pas si bien: sa mère morte depuis peu, le roman en chantier qui n'avançait pas, l'infidélité avouée de son mari. Il était temps de mettre un peu de romanesque dans ce pénible hiver. Le 3 décembre, Agatha Christie disparut. Le lendemain, on retrouva sa voiture abandonnée près d'un étang, avec son manteau de fourrure et ses papiers...

La police dragua l'étang, les journaux publièrent sa photo et promirent des récompenses. On la retrouva onze jours plus tard dans l'hôtel d'une station balnéaire chic, où elle s'était inscrite sous le nom de la maîtresse de son mari ! Agatha prétendit ne se souvenir de rien et, volontairement ou non, maintint cet oubli jusqu'à sa mort : elle ne dit pas un mot de cet épisode dans son autobiographie, et nous laisse le soin de décider si son imagination fertile lui a joué des tours ou si elle s'en est simplement servie.
Après sa mort, on trouva dans ses papiers, cette note : “La clef du mystère de ma disparition, se trouve dans ma chambre du
Péra Palace à Istamboul”. Des recherches furent entreprises et on trouva, derrière la porte dans le parquet : une cache. Dans cette cache : une clef... la clef du mystère...

Divorcée, elle partit seule en voyage à bord de l'Orient Express et rencontra à Bagdad un archéologue de quinze ans plus jeune qu'elle. Coup de foudre: elle passera avec lui, le reste de son existence.

Aujourd'hui, voyager à Istamboul permet de retrouver les couleurs, les atmosphères et les lieux qui ont nourri l'imaginaire de la reine du crime, (le Crime de l’Orient Express fut écrit au Péra Palace). Le Boulevard des Petits-Champs (Tepebasi) et le Péra Palace ont gardé le charme du début du siècle. Un musée lui est d'ailleurs consacré dans la chambre qu’elle habitat. L'hôtel art déco, inchangé, correspond tout à fait au goût d’Hercule Poirot.
De là, on peut se rendre en métro (le Tunnel - Tünel) jusqu'au petit port de Karaköy et après avoir traversé le Pont de Galata et longé les quais, on arrive au terminus de l’Orient Express, (gare de Sirkeci), qui a gardé, lui aussi un cachet d’antan.

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Sources :
Yan Muckle (Québec)
Rinaldo Tomaselli (Istamboul Insolite)
Alexandre Talierco (Le journal des étudiants de Polynésie Française)

 

 Rinaldo Tomaselli 1999-2008 © Copyright Istanbul Insolite Ltd