Istanbul - les classiques
Istanbul - les insolites
Visites spécialisées
Istanbul et région - les croisières
Culture et Gastronomie
Istanbul - région
Arrangements sur plusieurs jours
Asie Mineure et Thrace orientale
Les randonnées pédestres
Excursions semi-organisées
Voyages à thème
Groupes scolaires
Services
Qui sommes-nous ?
Contact
Restaurant Kapris Meyhane
Le guide Istanbul Insolite
Guestbook
Infos générales |
Palais des Hospodars Cantacuzène
Résidence Cantemir
Ulah Sarayi / Eflak Hospodar Kantakuzenos Saray
Kandemir'in Evi
Il est difficile dimaginer ce
que pouvait être la résidence de lune des plus grandes familles phanariotes en
voyant les ruines actuelles. De plus, il est également difficile de pénétrer à lintérieur
de la propriété, qui a été malheureusement investie par des familles pauvres qui ne
tiennent pas particulièrement à déménager. Ainsi, seule la porte principale de la
propriété est visible avec, sur le mur à droite, une plaque de marbre sur laquelle il
est écrit en turc et en roumain, que ce lieu fut la résidence de Dimitri Cantemir,
hospodar de Valachie (1673-1723).
Les grandes familles du Phanar (Fener) descendaient de laristocratie byzantine
(romaine) qui, après la Conquête de 1453, étaient autorisées à résider dans ce
quartier en bénéficiant même dune certaine autonomie.
Les deux principautés danubiennes de Valachie et de Moldavie, sous le contrôle de lEmpire,
étaient dirigées par des princes phanariotes jusquen 1821. Jusque dans les années
1940, toute la bourgeoisie, voire laristocratie romaine (Empire romain dOrient),
vivait dans le quartier du Phanar ou salignaient les propriétés des Paléologue,
Cantacuzène, Mavrocordato, Cantemir
Aujourdhui, le bilan dun inventaire de ces propriétés paraîtrait bien
misérable, sil y en avait un. Les projets voulant protéger les restes de ce passé
glorieux abondent depuis des années, mais jusquici, rien na vu le jour. Même
le plan du fameux projet de réhabilitation des quartiers de Fener et Balat, évite
soigneusement les palais phanariotes, dont lavenir plus ou moins proche, révélera
la totale disparition.
Juste après lentrée princière (!), deux petits bâtiments se situent sur la
gauche, en terrasse. Le premier est à deux étages, lautre nen possède quun
seul. Les murs de ces deux structures longent la ruelle à escaliers, qui contourne la
propriété. Sur la droite, on trouve un bâtiment plus vaste, possédant deux étages. Il
fut transformé en monastère comme les autres bâtiments de la propriété, puis
abandonné et investie par des familles pauvres après la 1ère Guerre
Mondiale. Un passage permettait de rejoindre léglise du Saint-Sépulcre (dite aussi
Saint-Georges). En face, un autre édifice ancien est planté à flan de coteau. Vaste,
mais dun étage seulement, il fait suite à un troisième grand bâtiment, dont une
partie a disparue. Ce dernier comportait un rez-de-chaussée en pierre, et deux étages en
bois. A larrière, il ne comportait quun seul étage, toujours à flan de
colline. Pour accéder au bâtiment, on empruntait un grand escalier partant de la
première cour (juste après la porte de la propriété), pour arriver sur une vaste
terrasse dominant léglise du Saint-Sépulcre dont la cour est à 7 mètres en
dessous. Un autre bâtiment de deux étages en bois, se situe au bout de la cour à louest.
Il est précédé dun petit clocher qui domine les escaliers permettant de rejoindre
la cour de léglise. Un passage permet de circuler derrière les bâtiments en
longeant un mur de 3 mètres de haut, qui retient les jardins (autrefois) à fleurs où se
trouvait une serre du coté ouest, et une citerne du coté est. Enfin, dautres
escaliers à louest, permettaient de se rendre dans les jardins à terrasses où on
cultivait des fleurs et dont lentrée était commandée par une autre citerne,
tandis que tout à fait en bas de la cote, se trouvait le vaste potager et un grand
réservoir deau. Au bout de la propriété Cantacuzène, se dresse lancienne
église de la famille, dont les structures calcinées sont bien visibles. La Panaya Ulah
Sarayi a brûlé en 1977. |