Patriarcat Œcuménique de
Constantinople et de
La Nouvelle-Rome

(patriarcat orthodoxe)
Yeni Roma ve Konstantiniye Ökümenik Ortodoks Patrikhanesi

Le lieu le plus prestigieux du monde orthodoxe est sans doute le patriarcat oecuménique de Constantinople et de La Nouvelle-Rome. Le patriarche n’exerce son autorité directe, que sur les diocèses turcs, de Thrace, des îles du Dodécanèse, de la Crête et du Mont-Athos, soit 6 millions d’orthodoxes. Mais, le patriarcat reste pourtant une sorte de « maison-mère » pour tous les autres Eglises d’Orient , soit environ 250 millions d’orthodoxes. Il garde donc, un rôle de décision sur toutes les Eglises nationales (Russie, Grèce, Chypre, etc.). Il a aussi le pouvoir de ne pas reconnaître certaines de ces Eglises (Macédoine, Albanie, Turquie). Même si tous les orthodoxes de rite byzantin ne sont pas sous l’autorité du patriarcat de Constantinople, on peut dire que celui-ci est quand même représentatif et peut être comparé au Vatican, même si la hiérarchie orientale n’est pas la même que celle d’Occident.

Le domaine patriarcal se compose de la résidence du patriarche Bartholomé Ier, de plusieurs bâtiments administratifs, d’une bibliothèque, d’une école pour filles (à l’est), une autre pour garçons (en dehors du territoire proprement dit), d’ateliers divers et de l’église Saint-Georges. Autrefois des appartements et une ayazma étaient aussi la propriété du patriarcat, se situant juste à l'extérieur des limites phanariotes. Seule l’église est accessible au public par une porte latérale, la porte principale étant condamnée volontairement. Dans la cour, on remarque l’aigle bicéphale sur la façade, symbole de Byzance.

La décoration intérieure est naturellement très riche, à commencer par l’iconostase complètement recouvert de feuilles d’or. Une soixantaine d’icônes couronne cette séparation symbolique de la terre et du ciel. Au centre du temple, des sièges en velours peuvent accueillir les hôtes de marques de passage à Istamboul. Les présidents des Etats étrangers ne peuvent se soustraire à ce rituel.

L’église abrite aussi quelques reliques de saints et la Colonne de la Flagellation ramenée de Jérusalem par l’impératrice sainte Hélène. La pièce la plus remarquable est sans doute le trône patriarcal, dit de Saint-Jean Chrysostome en marqueterie et en ivoire.

L’église Saint-Georges n’est pas de l’époque byzantine, mais du XVIIIe siècle et ne présente donc pas une curiosité architecturale exceptionnelle. Les visiteurs sont plutôt des pèlerins et des touristes. L’accueil est froid et les gardiens sont odieux, surtout avec les non-orthodoxes.
Le dimanche matin, une foule considérable assiste à la messe patriarcale, mais c’est la messe de Pâques qui bat tous les records, avec des dizaines de milliers de fidèles et curieux venus de tout le monde orthodoxe.

Le gouvernement turc n’accepte pas le titre d’ « oecuménique » du patriarcat.

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Fête de l'Epiphanie
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 Rinaldo Tomaselli 1999-2010 © Copyright Istanbul Insolite Ltd