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REMPARTS DE
THEODOSE
II
II.
Teodos Suru
Les
murailles terrestres furent commencées en 413 par l’empereur Théodose II et
devaient remplacer celle de Constantin qui se trouvaient sur la ligne
Samatya – Fatih. Elles furent édifiées en même temps pour améliorer la
défense de la ville et pour l’agrandir. Constantinople comptera à sa période
de gloire (IXe – XIIe siècle) 800 000 habitants, ce qui en faisait la plus
grande ville de monde. Les Latins la saccagèrent en 1204, après l’avoir prit
par ruse et non en franchissant ses remparts réputés imprenables.
En plus de 1000 ans, seuls les Ottomans réussirent à franchir ses murs, sous
lesquels les Arabes, les Bulgares, les Russes, les Huns et les autres
s’étaient buttés.
Ces remparts terrestres s’étendent sur près de sept kilomètres et sont
défendus par 94 grandes tours et 96 plus petites. Des douves précédaient la
fortification, dont une petite partie au sud, du côté de la mer de Marmara,
était remplie d’eau.
Dans la partie sud, la mieux conservée, les portes de Belgrade, de Silivri,
de Mevlana et de Topkapi, sont à voir, avec les quartiers autours et leurs
nombreux monuments intéressants.
Il ne reste quelques tronçons des remparts maritimes et quelques portes. La
partie la mieux conservée se situe entre Yedikule et
Samatya. Une autre partie est
assez représentative entre Kumkapi et la Pointe du Sérail. La plus belle
porte, largement modifiée par les Ottomans au XVIIe siècle, est la Porta
Hebraïca, près du
bazar Egyptien. Elle fut
incorporée à la
mosquée Yeni en servant d’accès
particulier aux sultans. Avant la construction de la mosquée une petite
communauté de juifs karaïtes vivait à cet endroit, d’où le nom de la porte.
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