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MAISON D’ANDRE
CHENIER
dite maison St-Pierre
Andre Senye apartmani
Sen Piyer Han
La
maison natale du poète a certainement connu des jours meilleurs. Elle offre
le triste spectacle du délabrement dont sont victimes beaucoup de monuments
historiques mineurs, de la ville. Une façade noire d’immeuble en pierre
rehaussé d’un étage en brique, des fils électriques courants d’un bout à
l’autre, quelques enseignes sales, c’est à peu près tout ce qu’il reste de
l’ancienne maison consulaire de France. Selon les dires des Frères Capucins
du monastère d’à côté, le groupe de bâtiments appartiendrait à la France
encore de nos jours, mais les actes de propriétés étant égarés depuis
longtemps, on ne peut le prouver. Ce n’est d’ailleurs pas un cas unique,
l’ancienne école Saint-Joseph fait figure du même problème. En attendant une
meilleure destinée, la maison d’André Chénier reste un assemblage d’ateliers
où l’on fabrique des néons.
Une plaque indique quand même, que le poète y naquit en 1762. Une autre
plaque, représentant les armes du comte de Saint-Priest, est apposée sur la
noirceur. Ce fut l’ambassadeur de France et c’est lui qui transforma cette
demeure en consulat. Dans le coin à gauche, on peut apercevoir les armoiries
de la France sur un immeuble un peu décalé du reste et qui n’était autre que
l’ancienne « Banque de la Nation Française ». |