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Eglise catholique latine
Saint Antoine de Padoue
Padovali Sent Antuan Latin Katolik kilisesi
C’est en 1221 que les Franciscains s’installèrent à Istanbul à l’église
Theodokos Kyriotissa (Kalenderhane Camii), puis on les retrouve à
Galata où ils ont fait construire
la grande église Saint-Francis, détruite par plusieurs incendies en 1639.
1660 et 1696. L’église ne fut pas relevée et on construisit une chapelle en
bois sur les hauteurs de
Péra, dédiée à saint Antoine.
Reconstruite en pierre en 1831, elle fut démolie en 1905 pour être remplacé
par un bâtiment beaucoup plus grand, dont la première pierre fut posée en
1905.
La basilique Saint-Antoine de Padoue, fut inaugurée officiellement le 23
août 1913. C’est l’une des plus grandes églises catholiques de Turquie. Les
architectes en sont les
Levantins Giulio Mongeri et
Eduardo de Nari. De style néo-classique, elle n’est originale que par ces
bâtiments annexes de style tout à fait vénitien. Du côté rue, les quatre
blasons des cités maritimes italiennes, sont présents : Gênes, Venise,
Amalfi et Pise.
C’est dans cette église que pour la première fois une messe a été
prononcée en turc par un pape en 1967. Mgr A. G. Roncalli, Jean XXIII,
délégué papal sous Pie XI pour la Turquie et la Grèce et qui a résidé
pendant dix ans à Istanbul, dans un immeuble de la rue qui porte aujourd’hui
son nom à Pancaldi.
La messe y est dite tous les jours en italien, turc et polonais, tandis que
dans une chapelle latérale, les communautés maronite et copte catholique s’y
réunissent.
Saint-Antoine des Chaldéens
En entrant dans la cour, rien ne laisse présager que Saint-Antoine
n’est pas une, mais deux églises construites l’une sur l’autre. Tandis que
les Latins fréquentent celle du
rez-de-chaussée, on peut entendre le dimanche, des groupes de gens parlant
l’arabe se diriger vers un passage sur la gauche, qui emmène vers l’entrée
de la seconde église.
Moins haute que celle du rez-de-chaussée, elle en a pourtant la même
superficie. Elle est fréquentée par la communauté chaldéenne dont les
membres sont originaires de Mésopotamie et qui ont rejoint l’Eglise romaine
au XVIIIe siècle en conservant le rite oriental et la langue araméenne pour
la liturgie. Messe le dimanche uniquement.

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