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Cunda
Ayvalık

 
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Ayvalýk et l'île de Cunda
Eolie - Golfe d'Edremit -
Hecatonnèses

Ayvalýk
De la ville antique de Cisthena (Cisthène), il ne reste absolument rien. La ville s’appelait Aivali sous l’Empire ottoman et était une province autonome jusqu’en 1821. On y trouvait des consulats étrangers (français, anglais, italien, norvégien) et les Ottomans de religion musulmane, n’avait pas le droit d’y résider.

Après le soulèvement de la population contre le gouvernement, la province perdit son statut, mais resta quand même largement peuplée d’
orthodoxes, jusqu’aux échanges de population en 1923. A cette date, les réfugiés musulmans de Crète, de Lesbos et de Kavala, prirent la place des anciens habitants. Souvent de langue grecque eux aussi, les nouveaux arrivants ne changèrent rien au caractère tout égéen de la ville.
Nonchalance et architecture douce, sont encore les principaux attributs d’Ayvalýk, de nos jours.

La ville d’Ayvalýk est la mieux préservée de la côte éolienne et mériterait d’être classée sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO. Grâce au règlement communal sur la construction, il n’y a pas de grand bâtiment et il n’est pas possible de démolir les vieilles bâtisses.
Ayvalýk n’a pas de plage en ville, mais à 7 km, la plage de Sarýmsaklý est facilement joignable. De même, celle du bout du pont reliant Ayvalýk
à l'île d'Alibey.
Les collines des alentours sont idéales pour les balades, notamment celle de Þaytansofrasý (table du diable), d’où l’on a une vue impressionnante sur l’archipel des Hectatounèses et l’île de Lesbos.

Une des sept églises de la ville fonctionne, tandis qu’une autre a été transformée en mosquée. Les cinq autres sont désaffectées.
Le marché hebdomadaire est particulièrement pittoresque et une foule de gens du pays et des Grecs de Mytilène, le fréquentent. 

Cunda (Alibey Adasý)
Le village de Cunda, anciennement Moshonis, a une histoire qui ressemble fort à celle d’Ayvalýk. Seule agglomération de l’île, son destin n’aurait pas été le même si un pont ne l’avait reliée au continent. En effet, selon le traité de Lausanne de 1923, toutes les îles peuplées, revenaient à la Grèce, tandis que les îles et îlots sans habitant, étaient attribués à la Turquie. Avec son pont, Cunda devenait une presqu’île, et sa population
orthodoxe fut obligée de s’en aller, comme les autres orthodoxes du continent.

Cunda n’a pas été repeuplée aussi vite qu’Ayvalýk et c’est seulement dans les années 30 que les premières familles, originaires de la mer Noire et de l’Epire, vinrent s’y installer.
Le village est resté comme figé depuis des années. Ses vieilles maisons, séparées par d’étroites ruelles, sont serrées autour de son église et de son petit port. Un endroit fort agréable à visiter.
Tout autour de Cunda, une multitude d’îlots parsèment la mer. Autrefois ont les appelaient les « Hecatonnèses » (Hecatonnisi), voulant dire les cent îles. En fait, il n’y en a que 23, toutes sont inhabitées aujourd’hui, mais dans le passé, certaines possédaient des monastères, dont plusieurs sont encore plus ou moins debout.
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Ayvalýk
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Cunda
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Rêve sur le Bosphore

Rinaldo Tomaselli 1999-2007 © Copyright Istanbul Insolite
Certaines photos nous sont mises à disposition par les municipalités concernées. Elles sont toutes protégées par le copyright

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