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Didymes
Carie
Des ruines de
Milet, la route monte en direction d’Akköy, puis après un trajet de 15 km environ,
conduit au golfe de Panormos, d’où partait, dans l’Antiquité, la Voie Sacrée menant
au temple d’Apollon didyméen. L’extrémité de cette voie était bordée de statues
de prêtres assis et de lions couchés. Quelques-unes se trouvent au Britsh Museum (les
Anglais ayant organisé un véritable pillage du site, à la fin du XIXe siècle). On débouche ensuite au village recouvrant le site, Didim (Hieronda), et le temple
d’Apollon.
Les immigrants ioniens avaient sans doute trouvé en ce lieu, un très ancien culte
oraculaire, qu’ils attribuèrent à leur Apollon. La famille sacerdotale des Branchides
administrait le sanctuaire qui jouissait d’un grand prestige et rivalisait même avec
celui de Delphes. Crésus le consulta et lui fit de somptueuses offrandes, de même que le
pharaon Néchao. A la suite de la révolte de l’Ionie en 499, Darius ou Xerxès, fit
détruire le temple archaïque et exila les Branchides en Bactriane. Alexandre le Grand
rendis son autonomie au sanctuaire et Séleucos, roi de Syrie, lui fit restituer son
ancienne idole de culte. Les architectes Paionios d’Ephèse
et Daphnis de Milet
entreprirent la construction d’un temple immense, qui ne fut jamais achevé. De nombreux
édifices, gymnases, bains et hôtelleries l’entouraient. Cependant au XIVe siècle de
notre ère, le voyageur Cyriaque d’Ancône, le voyait encore à peu près intact.
Le temple hellénistico-romain de Didymes, mesurait 108 m sur 50. La façade comportait un
pronaos à douze colonnes. Au fond de ce pronaos, on apercevait une porte monumentale,
dont le seuil s’élevait à 1,50 m au-dessus du dallage. C’est par cette porte que le
prophète venait communiquer le résultat de l’oracle aux consultants demeurés dans le
pronaos, mais il est évident qu’elle ne constituait pas un passage.
Le naos communiquait avec la grande cour ouverte située au centre du temple, par des
passages voûtés, disposés en plan incliné le long des murs nord et sud. Quant à la
porte monumentale, elle se trouvait de plain-pied avec une salle intermédiaire, d’où
l’on descendait par un grand escalier dans la cour centrale. A l’intérieur de cette
cour, on a dégagé les restes d’un petit édifice en relation avec l’oracle.
Un escalier de 13 marches donnait accès à la façade principale du temple. Les colonnes
ioniques mesuraient 19,70 m en hauteur et avaient à la base, 1,98 m de diamètre (deux
bases sont exposées au musée du Louvre à Paris, le site ayant été également visité
par les Français).
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