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La vallée du Méandre
La vallée du Grand Méandre (Büyük Menderes) est
la seule grande voie de pénétration vers le haut
plateau anatolien, au sud d’Izmir.
Suivie depuis le XIXe siècle par une voie ferrée
et une route, la vallée est en outre, une riche
région agricole et une rue de villes actives,
s’ajoute à sa fonction de relation.
Au-delà d’Ephèse
– Selçuk, la route se faufile d’abord
dans un pays de collines couvertes d’oliviers,
que séparent de petits bassins plantés de
figuiers. C’est à Ortaklar, que l’on pénètre
dans le grand fossé du Méandre, où la plaine
d’inondation comporte de nombreux vergers.
Il s’agit d’un fossé tectonique de dimensions
considérables, extraordinairement long et
rectiligne, de plus de 200 km, au fond duquel le
fleuve coule entre d’abruptes montagnes. Toute
la partie méridionale de la plaine, où le fleuve
divague au pied d’un versant raide, présente un
aspect assez désolé, alors que la rive droite,
au pied des collines très découpées par des
cours d’eau, est une rue de jardins.
Le font du tableau est constitué un peu partout
par les figuiers soigneusement cultivés. Ces
vergers appartiennent aux villageois des
collines qui descendront au moment de la
cueillette, en juillet-août.
Après Nazilli vers l’amont, les figuiers perdent
leur monopole et les oliviers commencent à
devenir prédominants, mais à partir de Sarayköy,
la steppe fait sont apparition.
Si la vie urbaine est aujourd’hui dans la vallée
du Méandre, aussi active qu’elle ne l’a jamais
été, les villes modernes ont succédé que très
partiellement aux villes antiques. Les noms ont
changé, les sites ont souvent été déplacés.
Quand la mainmise seldjoukide fut définitive,
les villes nouvelles se développèrent, comme les
bourgades agricoles, dans des sites souvent
moins escarpés que les forteresses où les villes
s’étaient repliées pendant la période byzantine.
Ainsi, Aydýn s’est peu à peu rebâti sur le
versant au pied du plateau de
Tralles.
Denizli
prospéra aux dépens de
Laodicée
et
Nyssa
devint peu à peu Sultanhisar.
Nazilli est de croissance plus récente, mais
sont emplacement montre bien la détermination du
mouvement.
A l’époque ottomane, la suprématie de la vallée
du Méandre va s’affirmer, par la route des
caravanes et au XIXe siècle par le chemin de
fer. Des industries textiles et alimentaires s’y
multiplient, tandis que la vallée se transforme
en une ruche bourdonnante.
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