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Cyzique
Presqu'île d'Erdek
- Archipel de Marmara
Autres noms : Cyzicus, Cyzikos, Kyzikos, Cyzicum,
Dolionos, Κύζικος
Fondée, selon la tradition, dès la fin du IIe
millénaire avant J.C. par des Pélasges
thessaliens fuyant l’invasion éolienne, Cyzique
devint une puissante colonie milésienne au VIIe
siècle. Cette cité, construite sur la pointe sud
d’une île que des alluvions rattachèrent
ultérieurement au continent, devint surtout
prospère vers la fin du Ve siècle avant J.C., à
la fin de la guerre du Péloponnèse.
Au IVe siècle, Cyzique parvint à chasser la
garnison perse qui l’occupait depuis le VIe
siècle. D’abord ville ouverte, Cyzique fut
protégée par de puissants remparts après
l’occupation perse. Sous les conseils
d’Alexandre-le-Grand, l’île de Cyzique fut
rattachée au continent par deux ponts, vers 330.
Rattachée aux Etats de Lysimaque, Cyzique jouit
d’une certaine liberté et devint par la suite
l’alliée de
Pergame.
Les habitants de l’île de Cyzique ayant aidé
Lucullus dans sa lutte contre Mithridate Eupator,
Rome lui octroya le titre de ville libre et lui
accorda de vastes territoires dans le nord de la
Mysie.
Durant la période byzantine, la ville fut
ravagée par un puissant tremblement de terre qui
renversa la plupart de ses monuments, notamment
le fameux temple d’Hadrien. En 673, les Arabes,
en marche vers Constantinople, s’emparèrent de
la ville et en firent leur base arrière, lors
des attaques contre la capitale byzantine. Ils y
restèrent 5 ans, puis détruisirent la ville.
La ville devait encore connaître d’autres
catastrophes, notamment un séisme en 1063, juste
avant l’arrivée des Seldjoukides en 1078. Elle
retomba dans le domaine impérial byzantin, mais
fut conquise par les Croisés en 1204. La ville
ne se remit jamais de l’occupation latine et ses
habitants la désertèrent en allant s’établir
dans
les îles voisines.
Cyzique possédait deux ports, un de chaque côté
de l’isthme. Chytos est actuellement un
marécage, tandis que Peramos (Tatlısu) est
toujours un village de pêcheurs, en contrebas du
site antique, s’ouvrant sur le golfe de
Bandırma.
Le site n’a pas fait l’objet de fouille très
approfondie et les nombreux restes gisent sur la
colline, dans les broussailles. Les vestiges de
l’amphithéâtre sont assez représentatifs. Les
soubassements sont hellénistiques. A droite des
ruines, se trouve l’ancien mont Dindymus où
s’élevait l’acropole de Cyzique. Au sud-est, des
restes de l’amphithéâtre, se trouvent les ruines
du théâtre romain, dont la cavea et encore très
lisible. Au sud, on peut encore voir une partie
des remparts qui protégeaient la ville à partir
du IVe siècle avant J.C. Il reste également des
vestiges byzantins, notamment une tour près de
laquelle on peut voir les ruines du temple
d’Hadrien, inauguré en 167.
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