Drusipara
Büyük Karistiran
Autres noms : Druzipara,
Drysipora,
Drizipara, Mesene,
Mecène, Messene, Misini, Misinli, Karistiran,
Büyük Karistiran
L’histoire de la ville antique de Drusipara
n’est pas connue. Elle doit certainement sa
fondation aux Astes, un peuple thrace.
Sous l’empereur Maximilien (206 – 305), un
soldat romain chrétien du nom d’Alexandre, qui
avait refusé de faire une offrande à Jupiter, y
subit le martyr. Il est commémoré selon les
différents rites, le 27 mars ou le 26 février,
sous le nom de saint Alexandre de Drizipara. Une
église était dédiée à ce saint dans la ville,
mais sous l’empereur Mauritius, Druzipara fut
saccagée par les Avars, l’église brûlée et les
reliques du martyr, détruites.
Au XIe siècle, la ville de Druzipara s’était
considérablement réduite et le nom qu’elle
portait était Mesene.
En 1353, le sultan Murat Ier, incorpora la ville
à l’Empire ottoman. Puis le sultan Beyazit II,
fit reconstruire une nouvelle ville à quelques
kilomètres à l’ouest de l’ancienne, en lui
donnant le nom de Büyük Karistiran. Tandis que
la nouvelle prospérait rapidement, l’ancienne
ville continuait à mourir.
La population de l’ancienne ville était romaine
d’origine, de langue grecque et orthodoxe, comme
le montre un récit d’un voyageur français qui y
passa en 1432. Bertrandon de la Broquière,
décrit la ville ainsi : "Misini est une petite
place fermée et n'y demeurent que Grecz" (les
Romains d’Orient n’ont jamais été considérés
comme tels par les Occidentaux qui les nommaient
"Grecs", en référence à leur langue antique).
En 1453, la femme du fameux Grand Duc Loucas
Notaras, trouva la mort à Mesene.
Aujourd’hui le site de Mesene – Drusipara, est
occupé par un tout petit village. Peu de
fouilles archéologiques ont été effectuées, mais
de nombreuses traces de la ville antique et de
la ville romaine, sont visibles.
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