Visites classiques
V
isites insolites
Visites spécialisées
L
es croisières
Culture et Gastronomie

Arrangements sur plusieurs jours
Asie Mineure et Thrace orientale
Les randonnées pédestres

Excursions semi-organisées
Voyages à thème

Programmes pour les jeunes
Tous les programmes destinés aux groupes scolaires

Services
Fixation et réception (médias)
Idées de reportage (médias)
Service de traduction orale / écrite
Hébergement
Organisation de cocktails
Catering - service traiteur
Organisation de séminaires


Infos Turquie par région avec hébergement


Kaleköy
Bademli

 
Hébergement :
Ağva
Akçakese
Akçay
Akyaka - Gökova
Altınoluk
Anadolu Kavağı
Assos / Behramkale
Avcılar
Ayvalık
Bafa Gölü (Lac de Bafa)
Bahçeköy
Bebek
Bakırköy
Beşiktaş
Beykoz
Beylerbeyi
Bursa (Brousse)
Büyükçekmece
Büyükdere
Çanakkale
Çengelköy
Cumhuriyetköy
Cunda
Edirne
Fenerbahçe
Fıstıklı
Foça
Güre
Ile d'Avşa
Iles des Princes
İshaklı
Istanbul Atatürk
Istanbul S. Gökçen
Istanbul Bosphore
Istanbul centre historique
İzmir
İznik (Nicée)
Kadıköy
Kağıthane
Kartal
Kanlıca
Karahayıt / Pamukkale
Kavaklı
Kilyos
Kıyıköy
Küçükçekmece
Kumburgaz
Kuruçeşme
Kuşadası
Maltepe
Marmaris (ville)
Mecidiye
Ören / Burhaniye
Ortaköy
Pamukkale / Karahayıt
Pendik
Polonezköy
Rumeli Feneri
Sarıyer
Selçuk
Selimpaşa
Şile
Silivri
Şirince
Suadiye
Trilye (Zeytinbağı)
Türkbükü
Tuzla
Ümraniye
Üsküdar
Yeniköy
Yeşilköy

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

île d'Imbros
(Gökçeada -
Imvros)

Histoire
Les premières traces d’habitations datent d’environ 2000 avant J.C. De toute évidence, il s’agit d’un peuple proto-hellène. Plus tard, des Pélasgiens apparentés aux Troyens ont envahi Lemnos, Samothrace et Imbros.
L’île  fut neutre pendant la guerre de
Troie et tomba par la suite sous la dépendance d’Athènes, puis sous l’autorité perse vers 515 avant J.C.
En 193, Imbros tombe aux mains des Romains et est incorporée à l’empire. En 767, l’île doit faire face aux invasions slaves et bulgares qui déportent 2500 habitants qui seront rendus à l’empereur byzantin en 769. Une partie des captifs s’installera dans un quartier de la capitale (Studion), d’autres iront fonder le village d’Imbros en Crète et une partie retournera sur l’île.
Lors de l’invasion latine de l’empire en 1204, l’île sera, tout comme la capitale, occupée jusqu’en 1261 où l’empereur la récupérera. L’appartenance ne changera plus jusqu’en 1456 où le sultan
Mehmet II le Conquérant l’incorpore à l’empire ottoman. Mais pendant les années 1457 / 58, Imbros est administrée par le pape avant de repasser dans à l’Empire ottoman. Les Ottomans la récupéreront en 1470 et, à part une courte occupation vénitienne (1466 – 1470) et russe (1770-1774), ils la  garderont jusqu’à la guerre des Balkans (1912).

Lors du partage de la Roumélie (partie européenne de l’empire) par les petits pays balkaniques soutenus par les puissances occidentales, l’île d’Imbros fut arrachée aux Ottomans et incorporée provisoirement (11 ans) au royaume de Grèce. Les visées territoriales des puissances occidentales furent garanties par la capitulation de l’Empire ottoman en 1918. Aussitôt, l’Angleterre, la France et l’Italie se partagèrent les territoires orientaux, tandis qu’une grande partie des territoires occidentaux étaient partagés entre leurs alliés. Toute la Thrace, la région de la Marmara et les côtes de l’Asie Mineure furent occupées par la Grèce, soutenue par l’Angleterre. Mais l’armée républicaine turque réussit à libérer de grandes zones en Anatolie en se battant autant contre les Grecs que les Italiens et les Français. Ainsi, le Traité de Sèvres, qui ne laissait aux Ottomans qu’un morceaux du plateaux anatolien, ne fut jamais signé, et il fallu composer avec Mustafa Kemal Atatürk, le chef du mouvement national turc. C’est en 1923 qu’un nouveau traité fut signé (Lausanne), la même année que la déclaration d’indépendance de la République turque. Les îles d’Imbros et de Ténédos revinrent à juste titre à la Turquie, tout en prévoyant une autonomie au sein de la république.

Les échanges des populations musulmanes de Grèce et orthodoxes de Turquie (1924) n’allaient pas affecter l’île d’Imbros, qui comme la Thrace grecque, Istamboul et Ténédos, n’était pas concernée.

Entre 1923 et 1964, l’île connue un relatif développement et une quasi auto-suffisance. Plusieurs fabriques d’huile d’olive, l’exportation d’animaux sur pied et la production d’éponges, étaient les pièces principales de l’économie d’Imbros. Le tourisme commença à se développer en même temps qu’à Marmaris ou à Bodrum, dans les années 1950 (stoppé net entre 1964 et 1987).

Le déclin de l’île et l’exode de sa population d’origine commencent en 1964 précisément. A la suite des différents politiques entre la Grèce et la Turquie au sujet de la minorité turcophone de Chypre, les problèmes allaient s’accentuer pour les turcophones de Thrace (musulmans) et pour les hellénophones de Turquie (orthodoxes).

Ainsi, de fortes pressions furent exercées sur les minorités des deux pays pour les forcer à partir. Ce qui fut quasiment accompli en 1980, quand on arrêta ces pressions. La population orthodoxe d’Imbros est passée de 5487 en 1960 à 492 en 1980. Le gouvernement trouva plusieurs méthodes pour se débarrasser des orthodoxes de l’île. La première fut d’installer une prison ouverte où les prisonniers pouvaient se balader librement la journée et violenter la population des villages. Une autre mesure fut celle d’amener des colons pour lesquels ont expropria les terres des paysans locaux. On fit construire 6 nouveaux villages et la population turcophone passa de 289 personnes en 1960 à 7114 en 1980. Les bagnards commencèrent à s’attaquer aussi aux colons, désormais plus nombreux, et on ferma définitivement la prison en 1987.

Depuis cette date, l’île respire à nouveau et la courbe de son économie se redresse petit à petit. Des orthodoxes natifs d’Imbros et émigrés dans les années sombres à Istamboul, sont revenus au pays. Le tourisme commence à se développer lui aussi. Sans cette triste période des années 60-70, l’île aurait pu touristiquement se développer autant que les stations balnéaires du sud du pays (Bodrum, Fethiye, Marmaris). Avec l’évolution des mentalités, on peut toutefois espérer qu’en cas d’essor touristique, Imbros ne connaîtra pas les traces indélébiles laissées par les bétonneuses dans certaines stations de Turquie.

Géographie :
L’île de Gökçeada (en turc), Imbros (en français) ou Imvros (en grec), se situe dans l’Egée du nord à 18 km de Samothrace et à 10 de Lemnos. La
Péninsule de Gallipoli (Gelibolu), se trouve à 9 km.  Avec ses 290 km2 et ses 95 km de côtes, c’est la plus grande des îles de Turquie tout en formant le point le plus à l’ouest du pays.
Les côtes du nord sont très rocheuses alors que celles du sud ont de longues plages. L’intérieur de l’île est montagneux et contient quatre vallées (Kefalos à l’est, Castro au nord-est, Shinudy à l’ouest et Agridya au nord-ouest), avec plusieurs lacs (dont certains sont artificiels). L’eau y est plus abondante que dans les autres îles de l’Egée. L'île est une masse volcanique, dont la plus haute montagne s’élève à 670 mètres.

Population :
L’île n’est pas encore arrivée à compter une population aussi nombreuse que lorsqu’elle faisait partie de l’Empire ottoman. Ainsi, en 1886, on dénombrait 9500 habitants (orthodoxes), tandis qu’aujourd’hui, la population permanente de l’île est d’environ 7000 personnes (très majoritairement musulmanes).
On distingue trois groupes dans les habitants actuels d’Imbros. Le premier groupe, le moins nombreux, est composé d’habitants d’origine de l’île. Ils sont de langue grecque et de religion orthodoxe. Ils ne représentent plus que 10 % de la population totale, alors qu’en 1960, ils formaient 95 % des insulaires.
Le second groupe est celui des colons installés par le gouvernement dans les années 1964 – 1970. Ils habitent dans cinq villages créés pour eux et dans le chef-lieu (Merkez). Les colons sont originaires principalement des régions de
Muğla, Isparta, Trabzon, Diyarbakır et Siirt. Le troisième groupe est formé de fonctionnaires ou anciens fonctionnaires qui se sont installés là dans les 30 à 40 dernières années.
La religion musulmane domine dans l’île depuis 1970, cependant les alévis sont présents aussi.

Langues
Selon les accords de Lausanne, le grec est la langue officielle de l’île. La Turquie compte en effet une seule langue nationale (le turc), mais aussi trois langues officielles (grec, arménien, français). Cependant, l’article 14 du traité relatif à Imbros et
Ténédos n’est plus appliqué depuis les années 70. Le turc reste donc la seule langue officielle et enseignée dans l’île. Tous les noms des villages et des lieux-dits sont indiqués en turc, même ceux peuplés majoritairement de Grecs. L’ancien nom de l’île en turc, Imroz, a été remplacé par Gökçeada. Il désigne aussi parfois le chef-lieu (Panaghia) que la population appelle plus couramment Merkez.
Le grec est parlé par les insulaires d’origine, tandis que le turc, le kurde et le laze sont les langues parlées par les colons et les fonctionnaires. Le français et l’anglais sont des langues étrangères parfois parlées par les tenanciers des pensions et/ou restaurants.

Economie :
Pratiquement auto-suffisante dans les années 1940, l’île a vu son économie chuter dans les années 1970 – 1980. Depuis le milieu des années 90 et surtout après la fermeture du bagne, le niveau de l’économie s’est largement amélioré, mais le quart des habitants d’Imbros s’expatrie du printemps à l’automne, et travaille sur le continent. L’apport touristique n’est pas suffisant et une majorité d’insulaires sont agriculteurs.
La principale production de l’île est l’huile d’olive, mais on exporte également les produits de la pèche, le miel de thym ou de pin, du vin, des éponges et de l’artisanat local (céramique, broderie, vannerie).

Enseignement :
L’île compte 4 écoles primaires, 3 lycées et l’université de Çanakkale a installé une de ses branches à Merkez. Toutes les écoles grecques ont été fermées lors de la crise chypriote. L’enseignement, contrairement à Istamboul, est uniquement en turc.
Poseidon.jpg (19530 octets)
Poseïdon possédait ses légendaires écuries à Imbros
zeytinli.jpg (10913 octets)
Zeytinlik - Saint-Théodory
tepekoypanayia.jpg (8382 octets)
Tepeköy - Agridya
imbros1.jpg (7897 octets)
Cöte de Marmaros
poseidon2.jpg (11681 octets)
Poseïdon, symbole d'Imbros 
imbros.jpg (10663 octets)
Merkez - Panaghia

gallipolimap.jpg (13439 octets)

 
Versaceslipb2.jpg (6422 octets)


Rinaldo Tomaselli 1999-2007 © Copyright Istanbul Insolite
Certaines photos nous sont mises à disposition par les municipalités concernées. Elles sont toutes protégées par le copyright