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Colophon
Ionie
La ville ancienne, qui s’étendait
sur une très grande surface, englobait les sommets de trois collines. L’acropole s’élevait
sur la colline sud-ouest, au-dessus du village moderne de Deðirmendere. La ville
descendait par des terrasses successives vers la vallée du Kavaklýdere, qui traversait
la cité antique dans son axe nord-sud. La route actuelle qui mène à Deðirmendere à la
mer et à
Notion, longe la pente nord de l’acropole et va rejoindre, au-delà des
remparts, la vallée du Traça, en direction du sanctuaire de
Claros et de la plage de
Notion.
Importante ville de la confédération ionienne, Colophon subit la domination lydienne au
VIIe siècle et, après la chute de Crésus en 546, celle des Perses. Englobée par
Athènes dans la ligue de Délos, elle fut âprement disputée et récupérée par les
Perses en 386. En 334, elle passe sous la domination macédonienne. En 302, ayant
embrassé le parti d’Antigone, la ville fut prise d’assaut par Prépélaos, général
de Lysimaque et sa population fut déportée à Ephèse. Une partie dut émigrer à
Notion, qui prit le nom de Neocolophon. Les sanctuaires de la ville abandonnée
continuèrent à fonctionner, mais leur importance décrut rapidement.
Colophon fut surtout prospère du VIe au IVe siècle avant J.C. Elle était célèbre par
son luxe et son opulence, due surtout au commerce de la résine Kalophonia et à l’élevage
de chevaux.
Elle fut la patrie du poète Mimnerme et du philosophe Xénophane. Comme beaucoup d’autres
cités, elle revendiquait l’honneur d’avoir été aussi celle d’Homère.
Le site fut prospecté en 1886 par des Anglais, qui emportèrent quelques trouvailles,
puis par l’American School of Classical Studies. D’autres fouilles ont eu lieu ces
dernières années afin de mettre en valeur les structures restantes qui ne sont pas très
importantes.

Voir aussi :
Côte sud de la province d'Izmir |