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Côte sud de la province d’Izmir
Ionie
La côte sud
de la province d’Izmir s’étend de Çeþme à Ephèse et offre un paysage tout à
fait égéen avec ses pinèdes, ses oliveraies, ses criques et ses plages. Très
découpées, la côte a encore de nombreux endroits sauvages ignorés du
tourisme, même si on y trouve également de nombreux villages de vacances et
de grands et luxueux hôtels, dus à la proximité de la ville d’Izmir.
Plusieurs stations ont gardé des proportions raisonnables, et parfois une
architecture vraiment typique. C’est le cas notamment de Siðacýk ou encore
d’Alaçatý, qui est le lieu à la mode autant pour la bourgeoisie smyrniote
que stambouliote. Le tourisme plus populaire se concentre notamment à
Gümüldür, Özdere ou Pamucuk.
La région compte
plusieurs stations thermales de renom, notamment celles de Kavakdere (à
17 km au sud de Seferihisar), de Karakoç (à
5 km d’Ükrmez), de Çeþme Termal (à
5 km au sud de Çeþme), de Þifne (à
5 km au nord de Çeþme), sur une petite presqu’île.
Points d’intérêt d’Ephèse
à
Çeþme :
Ephèse
Côte de Pamucuk :
Tout près de l’antique
Ephèse et de la petite ville de Selçuk, la côte possède une longue plage.
Elle est assez sauvage malgré la présence de quelques villages de vacances
et de quelques hôtels. Chaque année, on y organise un festival de rock.
Ahmetbeyli :
le village proprement dit d’Ahmetbeyli se situe à
quelques km dans les terres, mais cependant on trouve des constructions
formant un hameau traversé par la nationale 35-39, en bord de mer et
possédant une plage. A proximité, on y trouve les sites antiques de
Claros et de
Colophon (intérieur) et
Notion (côte).
Municipalité d’Özdere :
Özdere est une commune formée de plusieurs villages, dont le principal est
actuellement celui de Çukuraltý. Cette commune dont le village de Kesre
(Cumhuriyet) était à
l’origine le cœur, s’est largement développée ces dernières décennies avec
l’augmentation du tourisme et la construction de nombreux hôtels près des
longues plages de sable. Les villages de Çukuraltý et Ortaköy sont passés de
villages agricoles et de pêcheurs, à
stations balnéaires de moyenne importance, avec toutes les infrastructures
d’une petite ville de province.
A part quelques gros hôtels internationalement connus, et de plusieurs
villages de vacances, la côte n’a pas trop été abîmée par les promoteurs et
a gardé beaucoup de charme, tandis que l’arrière pays a une nature intacte.
Outre le tourisme, la commune d’Özdere possède encore une activité agricole
et les mandarines produites ici ont une renommée qui a dépassé les
frontières depuis longtemps. L’huile d’olive, le raisin et les produits de
la mer, sont d’autres sources d’activité à
Özdere.
Les fondations d’Özdere sont très anciennes et ont les mêmes origines que
les autres villages de la province. Les premières traces d’habitation
remonte à 5000
ans avant J. C. Le village de Kesre était connu dans l’Antiquité sous le nom
de Kasura, puis de Dioshieron.
Özdere (Kesre - Cumhuriyet) : village
agricole de l’intérieur sur la nationale 35-39, fondateur de la commune. Le
village porte officiellement le nom de « quartier Cumhuriyet », mais la
population continue de l’appeler par son ancien nom (Kesre). Il a des
fondations anciennes et comprenait une forte population de langue grecque
avant les échanges de 1923. Il est resté typique avec ses maisons blanches
groupées autour de la petite mosquée et n’a pas connu un développement comme
les villages de la côte.
Özdere - Çukuraltý : c’est le
centre de la commune d’Özdere et peut-être la partie la plus agréable avec
ses maisons plantées dans la végétation et sa place du marché. On y trouve
une infrastructure hôtelière, des restaurants et une longue plage.
Özdere – Ortaköy : Ortaköy est coincé
entre la mer et les collines, et étiré sur un peu plus de 2 km. C’est la
partie de la commune ou l’on trouve le plus d’hôtels.
Gümüldür :
entre Özdere (Ortaköy) et Ürkmez, Gümüldür est une station balnéaire qui a
connu un développement important ces dernières années avec la construction
de grands hôtels et plusieurs villages de vacances le long des plages. La
ville a des fondations anciennes, certainement cariennes, et était connue
des Anciens sous le nom de Lébédos.
Elle se situait au centre de l’Ionie et était l’une des 12 villes de la
Confédération ioniennes. Le site de Lébédos comportent des ruines assez
importantes, mais qui n’ont pas encore faits l’objet de fouilles de grande
ampleur. Un projet est cependant en chantier. On pense que la ville antique
de Lébédos a été détruite par Lysimaque, et ses habitants contraints de se
déplacer à Téos,
à quelques km de
là.
Ürkmez : comme les communes voisines de
Gülmüdür et Özdere, Ürkmez s’est largement ouvert au tourisme ces dernières
années, offrant ses longues plages de sable à
une clientèle nationale et internationale. Cependant, Ürkmez a aussi
l’avantage d’avoir développé son arrière pays avec un écotourisme toujours
plus important et des thermes à
Karakoç. Ce sont surtout les montagnes et le lac (barrage) d’Ürkmez qui
attirent les randonneurs.
La station balnéaire s’étant principalement à
l’ouest du vieux bourg (péninsule de Lébédos), qui se trouve sur une
presqu’île.
Doðanbey : cette station balnéaire
voisine d’Ürkmez, possède 27 km de côte avec de belles plages. La ville
était connue dans l’Antiquité pour ses 100 sources thermales, dont plusieurs
sont encore en activité, et même à
la mode, de nos jours. Myonnesos (Myonnèse)
était aussi l’une des principales villes d’Ionie. Elle a été fondée sur une
presqu’île vers 300 avant J.C. par des colons venus de Claros et de Téos.
Les bains de Karakoç, Cumalý, Hamamönü, ont des origines hellénistiques,
comme en témoignent des restes de constructions sur place. D’autres bains
sont exploités à
Uyuz, Ahmetçi et Gelinboðan.
Le cap Doðanbey (Doðanbey Burnu), autrefois Cap Myonnèse, est resté sauvage
et offre la possibilité d’excursion. Il est prolongé par l’île d’Aspis (ou
Arconnèse)
ou se tenait une place forte dans l’Antiquité. On peut encore y voir les
ruines d’un château, certainement érigé par les Chevaliers de Rhodes, puis
amélioré par les Génois et les Ottomans dans les siècles suivants.
L’île a été un refuge pour les pirates qui écumaient les côtes et les îles
ioniennes de Samos et Chio.
Le village de Payamli, faisant partie de la commune de Doðanbey, a la
particularité d’avoir été fondé par des nomades Yürük dans les années 1950.
Le style de vie et la structure sociale de ces nouveaux sédentaires,
attirent beaucoup de gens de la région. On peut goûter aux plats
traditionnels, en savourant l’ayran artisanal.
Siðacýk : le village de Siðacýk a gardé
un air pittoresque malgré le développement touristique rapide de la région.
Sous son aspect tranquille, c’est avant tout un village de pêcheurs plus
qu’une station balnéaire. D’ailleurs, les possibilités d’hébergement sont
moindres par rapport Seferihisar, la ville voisine à
5 km, dont Siðacýk est dépendante administrativement.
Le village est construit autour d’une forteresse, vraisemblablement
d’origine byzantine ou génoise, mais remaniée à
l’époque ottomane. On peut la visiter. Sur le port, les pêcheurs viennent
prier au mausolée de Mustafa Efendi, qui est sensé les protéger des tempêtes.
A 3 km du centre de Siðacýk, la plage d’Akkum est particulièrement agréable.
Téos : à
1 km au sud de Siðacýk se trouve le site de l’antique Téos, ville maritime
d’Ionie, installée sur une péninsule entre Chytrium et Myonnesos. Téos a
connu un développement important grâce à
ses deux ports. Elle faisait partie de la confédération ionienne et fonda
des colonies en Thrace et sur le Bosphore Cimmérien. Téos était la patrie
des poètes Anacréon et Scythie, du géographe Andron, de l’historien Hécatée,
du sophiste Protagoras et du conservateur des travaux d’Aristos, Apollinaire.
Pendant la période romaine, la ville était renommée pour ses vins et
possédait un temple à
la gloire de Dionysos.
De nos jours, on peut encore identifier l’agora, l’odéon, les remparts, un
des ports antiques et le temple de Dionysos. L’ensemble est cependant peu
représentatif de ce qu’ à
pu être cette cité maritime. Des projets de fouilles sont en pourparlers.
Seferihisar :
la plus importante ville de la côte sud de la Province d’Izmir, Seferihisar
est à
45 km du centre d’Izmir et
à
70 km de Kuþadasý. La municipalité compte 10 villages avec une population de
17 000 résidents. Le centre (Merkez) se trouve
à
5 km de la côte où se concentrent les hôtels, villas et villages de vacances.
Ces nouveaux quartiers ne forment pas un ensemble compact, mais sont séparés
par des zones non urbanisées. Les plages de Seferihisari sont bien entendu
le principal intérêt de la ville.
La Baie de Siðacýk : A part le village
de Siðacýk, aucune agglomération ne figure autour de la baie. La côte est
restée sauvage jusqu'à Alaçatý, presque au bout de la péninsule d’Urla.
Alaçatý : au fond de la baie du même nom
connue pour le windsurfing, le bourg d’Alaçatý est certainement le plus
pittoresque de la côte sud de la province d’Izmir. Occupé par des Ottomans
hellénophones jusqu’aux échanges de population de 1923, le village a un
caractère tout
à
fait particulier. Depuis quelques années, le lieu est fréquenté par la
bourgeoisie smyrniote et stambouliote. Il n’est possible de trouver de
grands ensembles ou des villages de vacances
à
Alaçatý, car le site est classé et donc protégé par l’Etat turc.
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