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Izmir
Smyrna existait
avant l’époque grecque, ainsi que d’autres cités disparues, dans la région.
Conquise et colonisée plus tard par les Ephésiens, elle fit partie de la confédération
éolienne, puis de la confédération ionienne. Après avoir résisté à Gygès, roi des
Lydiens, elle fut prise par Alyattès au VIIe siècle avant J.C. Smyrne disparaît alors
de l’histoire jusqu’au moment où Alexandre le Grand, ordonne sa reconstruction, qui
fut effectuée par Lysimaque. Devenue ensuite la capitale d’Antigone, elle tombe plus
tard au pouvoir des Romains.
Dès les premiers temps du christianisme, Smyrne posséda une communauté chrétienne, ce
qui l’a fit figurer dans les Sept Eglises d’Asie de l’Apocalypse. Sous Marc-Aurèle,
saint Polycarpe subit le martyre en 166, dans le stade du Mont Pagus. Sous l’Empire
romain d’Orient, par suite de sa remarquable situation, elle fut conquise par les
Seldjoukides en 1084, puis disputée entre eux, les Byzantins, les Génois et les
Chevaliers de Rhodes. Enlevée par Tamerlan en 1402, elle fut reconquise par les Seljoukides,
puis par les Ottomans qui en feront une des plus importantes villes de l’empire.
Au moment de la guerre de 14-18, la population de la ville était composée d’une très
grande partie d’Ottomans orthodoxes (de langue grecque), d’une communauté juive (de
langue espagnole), d’Arméniens, de Latins et d’Ottomans musulmans. Suite à la
défaite ottomane en 1918, l’Angleterre encouragea la Grèce à occuper Smyrne et son
arrière-pays. Le traité de Sèvres de 1920, consacrait la perte de la ville par les
Ottomans. La Grèce, s’accaparait ainsi, du deuxième poumon de l’empire, après avoir
annexé, Salonique en 1912. Le traité de Sèvres ne fut pas ratifié et l’armée
révolutionnaire turque, refusa d’accepter la perte de Smyrne. La Grèce attaqua alors
la partie non occupée de l’empire, soit l’Anatolie centrale et encercla presque
complètement la capitale. Mustafa Kemal réussit alors à repousser l’armée grecque,
qui abandonnera Smyrne et la population orthodoxe de la ville, qu’elle avait pourtant
poussé à prendre les armes contres les musulmans.
Les alliés de la Grèce, l’Angleterre et la France, ne prendront pas les réfugiés
civils sur leurs bateaux, laissant s’opérer les règlements de compte entre les
musulmans et les orthodoxes. Sous l’occupation grecque, les villages musulmans de la
région avaient été rasés. Une partie de la ville a été détruite par un incendie qui
a ravagé Smyrne, les jours qui ont suivi la débâcle grecque.
Les échanges de population en 1923 ont mis un terme à la présence hellénophone à
Izmir. La ville s’est repeuplée rapidement grâce à l’arrivée des réfugiés
musulmans de Macédoine, de Crète et de Bulgarie.
Aujourd’hui, Izmir est une ville moderne, industrielle et l’un des centres les plus
actifs de Turquie.
La vocation première d’Izmir
n’est pas touristique, mais la ville offre de nombreuses possibilités aux visiteurs.
Elle conserve très peu de monuments antiques, mais son agora, restaurée superbement,
mérite une visite.
Le Kedifekale, sur l’ancien Mont Pagus, est d’origine byzantine. Il offre une vue
panoramique sur la ville, des plus intéressantes.
Les vieilles maisons levantines du quartier d’Alsancak et celles du quartier de Konak,
sont, pour la plupart, très bien restaurées, mais c’est surtout le vieux bazar qui
attirera les visiteurs, pour son animation permanente. Les Smyrniotes aiment à se balader
le soir, comme dans toutes les villes de la Méditerranée, et c’est sur le Kordon, sur
les quais, que se presse la jeunesse dès les premiers signes de fraîcheur du soir.
Le musée Archéologique d’Izmir est exceptionnel et mérite une visite afin de mieux
comprendre les sites antiques de la région. Des collections impressionnantes, échappées
aux pillages successifs des archéologues étrangers, sont bien exposées, dans des salles
claires et spacieuses.
Izmir possède également un petit musée Ethnographique depuis peu. Il se situe tout
près du musée Archéologique.
Dans la région proche d’Izmir ont peut visiter des sites antiques, tels ceux du Bas Méandre (Priène, Euromos, Milet, Didymes).
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