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Larisa
d'Eolide
Du sommet de l’acropole, la vue s’étend
largement sur la plaine et sur la basse vallée de l’Hermos (Gediz). On
comprend que cette guette ait été occupée et fortifiée dès avant l’arrivée
des colons grecs. Florissante et paisible à la haute époque archaïque, la
ville de se souleva contre les Perses au début du Ve siècle, puis fut
rebelle à l’impérialisme athénien, ce qui lui valut d’être détruite vers 428
avant J.C.
Réoccupée par la Perse, libérée en 334 par les Macédoniens, elle fut
définitivement ruinée par les Gaulois en 279 avant J.C.
On peut aujourd’hui encore reconnaître une partie des remparts archaïques de
cette acropole et distinguer les courtines et les tours d’angles. Les
sanctuaires occupaient le tiers sud-est de l’acropole.
Les fouilles en permis de distinguer un premier édifice cultuel doté d’un
fossé, puis deux temples qui se succédèrent sur le même emplacement. A
l’ouest des temples, se trouvait le quartier des résidences, construites
l’une sur le plan du hilani oriental, l’autre sur celui du mégaron.
Après la fin de la domination athénienne, au début du IVe siècle avant J.C.,
les habitants de la ville élevèrent de nouvelles résidences d’un style
différent, dont le plan s’apparentait à celui des maisons d’Olynthe en
Chalcidique. A l’est de l’acropole, une nécropole n’a pas encore été
fouillée.

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