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Sardes
Vallée du Gediz et du Pactole - Lydie
Sardes était
l’une des principales villes de Lydie. Située dans la vallée de l’Hermos (Gediz), au
bord de la rivière Pactole,
la cité était une étape, sur la route d’Asie Mineure aux cités maritimes.
On ne connaît pas l’histoire de sa fondation, notamment si elle était une colonie
grecque ou si elle a été fondée par les Lydiens. C’est sous le règne de Gygès, vers
685 avant J.C., que la ville connaissait une grande prospérité, puis sous Crésus
(560-546), où la ville prit un essor commercial, alors qu’on exploitait l’or de la
rivière Pactole.
En 546, la ville
tombe sous le contrôle des Perses, mais le commerce avec l’Orient, continuera à se
développer. En 17 de notre ère, la ville fut complètement détruite par un tremblement
de terre, mais fut reconstruite par Tibère. Le christianisme s’y développa rapidement,
grâce à la communauté juive qui était importante. Saint Paul y séjourna et la ville
est mentionnée comme l’une des sept Eglises d’Asie (l’Asie étant une province
romaine, recouvrant la Lydie, l’Ionie et une partie de la Carie).
Le déclin de la ville s’est amorcé à la fin du XIe siècle, à l’arrivée des
Seldjoukides, puis lors de l’invasion mongole par les troupes de Tamerlan, la ville fut
détruite et abandonnée, en 1402. Le village agricole de Sart, qui s’élève en partie
sur le site, est un établissement du début du XXe siècle.
Malgré les destructions dues aux
invasions ou aux tremblements de terre, les archéologues américains qui ont mené les
fouilles jusqu’à récemment, ont dégagé des structures importantes. Notamment un
quartier d’habitation avec une synagogue, qui est la plus ancienne sur le territoire de
la Turquie moderne.
Les ruines des époques romaine ou byzantine, sont également importantes, notamment les
bains, le théâtre et le gymnase.
Le temple d’Artémis a été construit par Crésus de Lydie, mais fut détruit par les
Grecs en 498 et reconstruit par les Macédoniens, sous Alexandre le Grand.
Près du temple, une plaque de marbre comportant une inscription en lydien avec une
traduction en araméen, a permis de connaître un peu mieux cette langue complètement
disparue. Le site comporte également une nécropole importante, près du temple.

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