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Nicée (İznik)

Ce bourg de 10 000 habitants fut au Moyen Age, l’une des villes les plus florissantes de l’Empire romain d’Orient. Admirablement située dans un paysage d’une grande beauté, sur un plateau fertile, au bord de l’ancien lac Ascania, elle dut être assez tôt le siège d’un habitat. Selon les Anciens, une population thrace s’y installa vers l’an 1000 avant J.C. L’agglomération s’appelait Eikore ou Ankore, au début de la période hellénistique.

En 316 avant J.C., un des généraux d’Alexandre-le-Grand, Antigone-le-Borgne, fonda à cet emplacement une autre ville appelée Antigonia. Lysimaque, devenu roi de la Macédoine et de l’Asie Mineure occidentale, lui donna le nom de sa femme, Nikaia. En 282, Nicée tomba au pouvoir du roi de Bithynie, Zipoetès, et devint la capitale de ce royaume, jusqu’à la fondation de Nicomédie (Izmit), par le fils du roi, Nicomède IV, en 262 avant J.C.

En 76 avant J.C., toute la Bithynie devint romaine et Nicée était une des principales villes de la région du Pont. Gravement endommagée par un tremblement de terre en 123, la cité fut relevée par Hadrien, qui bâtit de nouveaux remparts. Au milieu du IIIe siècle, les Goths ravagèrent la cité, mais Constantin rétablissait la paix et Nicée devint l’une des cités les plus prospères et les plus brillantes de l’Empire romain d’Orient (dit byzantin).

En 325, Constantin y réunit au palais impérial, le premier concile œcuménique, qui condamna l’hérésie arienne et définit le credo de la foi chrétienne.
La ville eut à souffrir de tremblements de terre en 358 et 368, mais elle se remit rapidement. Justinien y construisit des églises, des couvents et y réédifia l’aqueduc, le palais impérial et les bains.


Concile de Nicée

En 740, Nicée fut à nouveau victime d’un tremblement de terre violent, auquel n’échappa qu’une seule église. En 787, le septième concile œcuménique se tint dans l’église Sainte-Sophie, pour rétablir provisoirement le culte des images, interdit sous Léon III l’Isaurien et sous Constantin V Copronyme.

En 1081, la ville fut conquise par les Seldjoukides et le sultan Soliman, établit sa résidence au palais impérial. En 1097, les Francs attaquèrent la ville et les Byzantins en profitèrent pour la reprendre aux Seldjoukides.
En 1204, lors de l’invasion latine suite à la IVe croisade, le gouvernement byzantin se réfugia à Nicée, ainsi que l’armée et le patriarcat. La ville devint capitale de l’Empire romain d’Orient, pendant toute la période d’occupation latine (1204-1261).

Après un siège d’un an, les Ottomans s’emparèrent de la ville en 1331, sous la conduite du sultan Orhan. Nicée continua à prospérer sous les Ottomans, mais en 1402, elle fut pillée et ravagée par les Mongols. Après la conquête de Tabriz, le sultan Selim Ier, transplanta des ouvriers perses, spécialisés en faïencerie, à Nicée. La ville devait devenir le centre de production artistique de céramique, jusqu’au début du XVIIIe siècle, où la production fut transférée à Istanbul (Tekfur). A partir d’alors, Nicée commença à péricliter. La ville a terriblement souffert de la guerre gréco-ottomane de 1920-22. Elle fut occupée par les Grecs et incendiée, sa population musulmane, expulsée. En 1999, Nicée (Iznik), a été endommagée par un tremblement de terre violent.

Malgré les invasions et les tremblements de terre, la ville a conservé plusieurs monuments intéressants et ses remparts romains, tout à fait exceptionnels.


Vue générale de la ville et du lac


En ville d'Iznik, le bord du lac est agréablement aménagé


Au bord du lac en hiver

Visiter Iznik :

La ville est surtout intéressante pour ses monuments romains / byzantins et l’ancienne église des Conciles (Sainte-Sophie) est incontournable et un haut lieu de pèlerinage pour les chrétiens. Sa restauration récente (2012) a été très controversée, car elle a été dédiée au culte musulman, alors qu’elle était un musée pendant de nombreuses années.
Soit, elle méritait d’être prise en main, car le musée en question était à ciel ouvert, c’est- à -dire qu’il n’y avait pas de toit et seules les mosaïques au sol étaient vraiment intéressantes ainsi que l’architecture du bâtiment.

Un toit a donc été ajouté ainsi que des vitres aux fenêtres et un minaret. Un tapis recouvre les parties sans mosaïques. Comme l’ancienne église (musée) Sainte-Sophie de Trabzon (2013) et prochainement l’ancienne église du Stoudion à Istanbul, Sainte-Sophie de Nicée est maintenant une mosquée, dont l’entrée est payante pour les étrangers. On peut donc se contenter de visiter les jardins gratuitement et de contempler le bâtiment de l’extérieur, si on veut contester cette décision prise par le gouvernement, sans consulter personne.


L'église Sainte-Sophie est une mosquée depuis 2012


L'église Sainte-Sophie apres sa restauration controversée


Intérieur de Sainte-Sophie de nos jours

Les remparts de l’époque romaine couvrent 4427 mètres et sont percés de 5 portes. C’est un ouvrage remarquable et impressionnant.


Porte d'Istanbul


Les remparts romains

Le théâtre romain est le monument le plus grand d’Iznik et le plus intéressant. Il est en bon état et vient de subir une belle mise en valeur. Lors des récentes fouilles, on a découvert de nombreux objets qui sont exposés au musée de la ville.


Découverte au théâtre romain


Fouilles au théâtre romain

Le musée d’Iznik est incontournable, pour bien comprendre l’évolution de la ville, à travers les différentes époques et civilisations.


Musée d'Iznik

Le mausolée de Haci Camasa, date du XIVe siècle et constitue un témoignage de l’architecture ottomane, tout comme le mausolée et le bâtiment des pauvres de Yakub Çelebi, de la même époque.

La medrese de Süleyman Pacha, construite au milieu du XIVe siècle, constitue l’un des plus vieux exemples d’école religieuse ottomane, d’Asie Mineure.
La mosquée de Mahmut Çelebi a été édifiée en 1442, c’est avec la mosquée Verte, les beaux édifices de la ville.


Motifs de céramique d'Iznik


Site des anciens fours

On peut visiter le site des anciens fours à céramique. Il est très ruiné, mais les explications sur les pancartes permettent de comprendre comment l’ensemble fonctionnait.
Il reste également quelques traces de l’église de la Dormition (Koimesis Tes Theotokos Kilisesi), construite au VIIe siècle et détruite pendant la guerre de 1920-22. Elle abritait la tombe de Théodore Lascaris. Le site a été dégagé en 2013. Jusque là, c’était un terrain vague.
L’ayazma (Böcek ayazması) ou fontaine sacrée, se tient à une cinquante de mètres et est ouverte au public. Un chandelier à sept branches, fait penser que la fontaine était également utilisée par la communauté juive, fort importante à Nicée.


Orifice de l'ayazma


Plan de l'ancienne église de la Dormition

Un hypogé richement décoré est ouvert au public et mérite un détour.


Hypogé byzantin


Sarcophage de Berberkaya

En dehors des remparts (Berberkaya), un mausolée en forme de sarcophage, porte des inscriptions hébraïques.

L’obélisque de 12 mètres de hauteur, marquait l’emplacement de la tombe de Caius Cassius Philicus, patricien romain. Il se situe à 5 km du centre.

L’ancien village grec d’Osmaneli se trouve à une dizaine de kilomètres à l’est. Il est resté très typique avec son église St Georges (en ruines) et ses petites ruelles.


Eglise Saint-Georges d'Osmaneli

Iznik est une ville d’étape pour les touristes turcs ou étrangers. Ils ne restent généralement pas plus de 2 jours. Les Stambouliotes et les Ankariotes, se rendent volontiers à Iznik pour un week-end. On peut aussi combiner des visites de sites aux alentours et garder la ville comme point de chute.
Les soirées d’été au bord du lac sont fort agréables. Naturellement, le poisson y est à l’honneur et particulièrement l’anguille qui est une spécialité de la région.


Brochettes d'anguille


Sarıkaya, au bord du lac d'Iznik est un endroit idéal pour la varappe


Le sport de plongée est exercé dans le lac

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