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Malkara
(Anciennement Malgara)
On ne connaît pas la date exacte de la fondation
de la ville, mais les sources perses la
mentionnent dès 346 av. J.C. sous le nom de
Margaar. Le nom grec pouvait être Megali Agora
ou Megale Agora, mais dès la période romaine
(byzantine), le nom de Malgara apparaît.
Située sur la Via Egnatia, voie antique reliant
Rome à La Nouvelle-Rome (Constantinople),
Malgara était aussi en proie à toutes les
invasions barbares. Ainsi, la ville fut détruite
par les Avars, les Bulgares, les Croisés, les
Serbes et les Hongrois, au cours des siècles.
Les Ottomans la prirent aux Romains au XIVe
siècle et l’incorporèrent à l’empire, ce qui lui
donna une stabilité pour plusieurs siècles.
En 1878, les Russes envahirent la région, mais
se retirèrent après le traité de San Stefano
(Yesilköy). Les Bulgares occupèrent la ville en
1912 lors de la première guerre des Balkans,
puis en 1920, pendant la guerre entre la Grèce
et l’Empire ottoman, les Grecs l’annexèrent. La
ville fut libérée en 1922 après le traité de
Mudanya.
Dans les dernières décennies de l’Empire
ottoman, Malgara était devenue une petite ville
florissante et possédait une activité
commerciale assez importante. La ville était
peuplée essentiellement d’Ottomans orthodoxes,
mais il y avait également une petite communauté
musulmane, des Arméniens et des catholiques
orientaux (qui y possédaient une église, ainsi
que dans le village voisin de Daudeli / Balli).
Dès le début de la guerre 14-18, les mouvements
de population s’accélérèrent, mais c’est surtout
en 1923 que toute la population chrétienne
émigra, selon les accords du traité de Lausanne.
Dans les mêmes années, Malgara accueillit de
nombreux réfugiés musulmans de la Macédoine
grecque et de Thrace.
Depuis 1928, le nom de la ville s’écrit Malkara.
Aujourd’hui, Malkara est un centre agricole
important qui est connu pour son fameux fromage.
Il n’existe pas ou peu d’activité touristique.
La ville n’a pas conservé de monuments très
anciens, bien que l’on trouve des traces d’une
cité antique (Aproi
– Apros) à quelques kilomètres, ainsi
qu’un tronçon de la voie antique Via Egnatia. En
ville même, quelques bâtiments ottomans du début
du XVe siècle, sont encore visibles. Une
ancienne icône de la Vierge, qui se trouvait
dans une église disparue de la ville, est
maintenant dans la chapelle d’une école
construite par les réfugiés orthodoxes de
Malkara, dans la banlieue ouest de Salonique, à
Malgara.
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