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Lydie



 

 

 

 


Manisa

Magnésie du Sipyle

 

Autres noms : Magnesia, Magnesia ad Sipylum

C’est la confluence des vallées de Kum et de Gediz, qui a fait la valeur stratégique de la situation de Manisa, l’antique Magnésie du Sipyle. La ville, colonie des Magnètes, originaires de Thessalie, fut en effet toujours un important carrefour à la bifurcation des routes vers l’intérieur de l’Asie Mineure.

C’est dans cette plaine que se livra la bataille entre les Séleucides et les Romains en 190 avant J.C. Prospère aux époques classique et byzantine, elle vivait néanmoins, dans l’orbite de ses plus riches voisines de la côte.

La fortune lui revint lorsque, après sa conquête par les Seldjoukides en 1313, elle devint au XIVe siècle, la capitale de la principauté (beylik) des Saruhan.
Aux nombreux monuments de cette époque, sont venus s’ajouter ensuite, quelques édifices ottomans, trace du séjour des princes héritiers, auxquels était traditionnellement confié en apanage, le gouvernement de la province.


Manisa au début du XXe s.

La région a gravement souffert de l’occupation grecque entre 1920 et 1922, et de tremblements de terre violents, tel celui de 1968.
Malgré les efforts de l’armée grecque pour détruire les monuments d’origines Saruhani ou ottomanes, plusieurs bâtiments religieux ont été restaurés magnifiquement, notamment les mosquées de la Sultane (Sultan camii), Hatuniye, Muradiye, Iliyas Bey, Ibrahim Çelebi et surtout l’Ulu camii (Grande mosquée).
Cette dernière est située à flan de colline, dans un quartier de vieilles maisons, d’où la vue sur la ville est jolie.

Le musée Archéologique et Ethnographique de Manisa est ouvert depuis 1943 dans une ancienne école religieuse. Des objets datant de la préhistoire et jusqu’au XXe siècle, sont bien mis en valeur. La période hellénistique est bien représentée avec de statues et des tombeaux de toute merveille. L’art byzantin est aussi présent ainsi que des objets ayant été découvert sur le site de la synagogue de Sardes, connue pour être la plus ancienne de toute l’Asie Mineure.
La plupart des objets exposés viennent des sites de la région, soit de l’ancienne Lydie.
Un musée qui vaut le détour (rue Murat Caddesi 107).

Le 21 mars de chaque année, une grande fête se déroule en l’honneur de la sultane Hafsa, mère de Soliman le Magnifique. Séjournant à Manisa, la sultane tomba malade et on lui donna en guise de médicament, une pâte confectionnée localement, à base de 41 ingrédients différents. La sultane se remis sur pied et en offrit à toute la population. Encore de nos jours on peut la trouver dans les marchés et notamment au bazar Egyptien d’Istanbul, sous le nom d’aphrodisiaque des sultans (Mesir macunu).
A l’occasion de la fête qui attire à chaque fois des milliers de personnes, on organise un défilé et on distribue de cette pâte miraculeuse à la population.  
Cela fait plus de 470 ans que cela dure !


De nos jours, ce n'est plus la sultane qui distribue les bonbons, mais parfois d'autres personnalités importantes, comme ici le Premier ministre Erdoðan...

 

Le mont Sipyle, Spil Daðý en turc, est un haut lieu de la mythologie grecque. Le roi Tantale de Lydie y résidait avec ses enfants Pélops et Niobé. C’est sur le mont Sipyle que Tantale recevait les dieux et qu’il leur offrit son fils Pélops après l’avoir tué et découpé. Les enfants de Pélops se réfugièrent ensuite dans le Péloponnèse et donnèrent leur nom au lieu.
Niobé était la mère de quatorze enfants dont elle était excessivement fière. Elle se vanta d’avoir mis au monde de plus beaux enfants que les jumeaux de Léto, Apollon et Artémis. Pour se venger de l’insulte, Léto ordonna aux jumeaux de tuer à coups de flèches les enfants de Niobé. Apollon tua les sept garçons et Artémis les sept filles.


Le Rocher des Pleurs - Aðlayan Kaya
 

Accablée par le chagrin, Niobé demanda à Zeus d’être changée en pierre. Le Rocher des Pleurs (Aðlayan Kaya), au dessus de Manisa, est associé à ce récit.
Dans la littérature antique, on trouve le nom de plusieurs cités qui auraient existées sur le mont Sipyle, mais on n’en a pas encore retrouvé les traces.

A 6 km du centre vers l’est, sur le flan de la montagne Akpýnar, on aperçoit un bas-relief sculpté à hiéroglyphes hittites. Les Anciens ont interprété cette sculpture comme une Cybèle, mais il s’agit plus naturellement, d’une statue de source divine hittite. Le monument représente une statue à mi-corps, la tête presque entièrement détruite par l’érosion.








 

De nos jours le mont Sipyle est un lieu idéal pour la randonnée, car bien préservé notamment par le fait qu’une partie est une réserve naturelle nationale (Spil Daðý Milli Parký). Un plan de reforestation a été mis en place dans les années 1960 sous l’influence du fameux Tarzan de Manisa.
La diversité de la faune et de la flore y est importante. On trouve notamment des variétés de plantes endémiques, comme des tulipes sauvages. Des lieux sont aménagés pour le camping et le parachutisme et d’autres sports de montagne. Un lieu fort attractif.





 

A 18 km du centre de Manisa et à 7 km du village d’Uzunburun, se trouvent les ruines du monastère de Sosandra (Yoðurtçu kalesi). Cette importante structure demeure mystérieuse, car les anciens écrits en font rarement mention. Toutefois, on pense qu’il a été fondé par Jean III Doukas Vatatzes empereur de Nicée, au XIIIe siècle.
Le lieu ne doit pas être confondu avec le Nymphaion, palais impérial qui se trouve
à Kemalpaþa et où l’empereur rendit l’âme en 1254.
Le monastère impérial avait un système de fortification qui est bien conservé.
L’ensemble n’a jamais été fouillé, mais des relevés de surface ont
été faits dans les années 1980. Malheureusement, le site ne fait l’objet d’aucune protection et est ouvert au pillage.
L’origine de son nom turc (faiseur de yoghourt) est inconnue, mais il existe plusieurs légendes dont les villageois des alentours s’en font échos. Certains expliquent aussi que ce bâtiment est l’une des sept Eglises mentionnées dans la Bible, ignorant qu’il s’agissait de sept communautés et non de sept constructions. Mais laissons vivre les légendes, elles sont une part de rêve, après tout.


Monastère de Sosandra (Yoðurtçu kalesi)

Roche pétrifiée a Kula

Le Tarzan de Manisa est un personnage qui a réellement existé (1899-1963). C’était un écologiste avant l’heure. Il vivait dans les montagnes autours de Manisa simplement, habillé uniquement d’un short et se nourrissant des produits de la nature. Son obsession était de planter des arbres. Il fut employé un moment par la municipalité comme jardinier. Apprécié de tous, il était montré en exemple pour son respect de la nature, sa simplicité et son désintéressement.





Le personnage et statue (Manisa)


Carte de la province de Manisa


Principaux sites antiques de Mysie et de Lydie

 

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