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Amasra
Amasra occupe le fond d’une baie ouverte vers la
pleine mer. Ce charmant petit port est aussi une
station balnéaire réputée.
La ville occupe l’emplacement de l’ancienne
Sesamos fondée par une colonie de Milésiens,
sans doute à la fin du VIe siècle avant J.C.
Amastris, princesse perse de la famille des
Mithridate, ayant épousé Denys, tyran d’Héraclée,
donna son nom à la ville. Au cours des guerres
entre le royaume du Pont et les Romains,
Amastris prit le parti de Mithridate Eupator et
fut occupée au Ier siècle avant J.C. par les
troupes de Lucullus. Elle passa ensuite sous la
domination byzantine, au cours de laquelle fut
construite la citadelle. Au XIVe siècle, au
cours du démembrement de l’empire, les Génois
s’en emparèrent (1398). Une garnison occupa la
citadelle qui resta génoise jusqu’à la conquête
ottomane, en 1460.
La citadelle se trouve sur une haute colline qui
se rattache à la côte par un étroit cordon, qui
donne un aspect très pittoresque à cette petite
ville.
Outre un petit musée conservant les antiquités
des sites des environs, on peut visiter la
citadelle qui conserve ses remparts médiévaux.
L’enceinte défendait un îlot rattaché à la terre
ferme par un étroit pédoncule s’allongeant entre
deux ports. Près de la porte située vers le
grand port, se trouve la mosquée de Fatih,
ancienne église byzantine convertie au culte
musulman après 1460. Près de la porte du petit
port, s’élève une autre mosquée, la Kilise camii,
qui était une chapelle orthodoxe, puis latine. A
beaucoup d’endroits, le long des murailles, on
peut voir des armoiries génoises encastrées dans
le parement extérieur.
Sur la pente sud-est de l’acropole et sur les
flancs de la haute colline dominant la plage au
sud-ouest, se trouvent des nécropoles d’époque
romaine. Dans les environs, on peut voir les
restes de la ville antique d’Amastris et
notamment un bain, un théâtre et un temple.
L’ensemble est mal mis en valeur et les fouilles
archéologiques n’ont pas encore été effectuées
de façon systématique.
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