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Orphée (F. Stuck, 1801)

Thrace

 

 

 


Vize

Autres noms : Visii, Bizye, Βιζύη, Виза.

Vize est une petite ville de Thrace sur la route d’Istanbul à Edirne, dans la province de Kýrklareli qui est à 56 km. Sous le nom de Bizye, elle était la capitale de la dernière dynastie thrace des Odrysiens, royaume qui est tombé en 44 de notre ère.

De nos jours, la ville compte 12 000 habitants et est le chef-lieu du district du même nom qui compte 30 000 habitants.  

La ville moderne de Vize occupe le site antique qui a fait l’objet de fouilles en plusieurs endroits ces dernières années. Bizye a été fondée selon la légende par le roi Byzas de la tribu des Odryses, qui en fit la capitale du royaume de Thrace. Elle tombe sous domination perse en 513 avant J.C. Alexandre-le-Grand annexe toute la Thrace en 335. Après la mort d’Alexandre, la région revint à son général Lysimaque, qui établira sa capitale à l’entrée de la péninsule de Gallipoli, à Lysimacheia à l’entrée du détroit des Dardanelles.


Ste Sophie et l'ancienne acropole

Remparts

L'ancienne église Ste Sophie / Mosquée Süleymaniye

Pazarlý roue a aube du moulin

La ville fut attaquée et pillée en 240 avant J.C., par des Barbares venus de Gaules, les Galates, qui finiront par aller s’établir en Asie Mineure, près d’Ancyre (Ankara).
La Thrace devient romaine en 44, à l’époque de Claudius. L’empereur Hadrien, fortifia l’ancienne ville d’Orestiada et lui donna son nom : Hadrianopolis (Edirne), ce qui devait faire perdre de l’importance à Bizye.


Province romaine de Thrace

En 378 de notre ère, les Goths attaquèrent l’Empire romain sur plusieurs faces. Vize était sur la route menant à la capitale, Constantinople. Les Romains défendirent la place, mais l’empereur Valens y péri. Les Goths s’établirent plus au nord, dans l’actuelle Bulgarie. En 441 et 447, ce sont les Huns qui pillèrent toute la Thrace, puis les Avars en 550, qui détruisirent la ville.

Au IXe siècle, les Bulgares s’en emparent et les Byzantins doivent organiser plusieurs expéditions pour la libérer. En 1018, ce sont les Petchenègues qui pillent toute la région et qui s’installent dans la région. En 1096, Godefroy de Bouillon et son armée, saccagent cette ville chrétienne au nom de la Croisade contre les « mahométans »…

Les Ottomans profitèrent des querelles dynastiques des Byzantins, pour conquérir la Thrace. Vize devint ottomane en 1362, sous Murat Ier.


Carte de la région en 1912

En 1829, la ville est occupée par les Russe qui font pression sur les Ottomans, afin que ceux-ci donnent l’indépendance à la Morée, qui sera proclamée en 1830 sous le nom de « royaume des Hellènes ». Sous l’occupation russe, toute la population musulmane de la ville est expulsée.

En 1878, Vize est occupée à nouveau par les Russes, qui soutiennent cette fois-ci, l’indépendance de la Bulgarie et de la Roumélie orientale. Après le traité de San Stefano, révisé par le traité de Berlin où d’autres pays réclament leur part du gâteau, Vize est libérée.


Vue de Vize en 1935
Au premier plan l’église St Georges (Aya Yorgi).
Au fond, nouveaux bâtiments pour les réfugiés
de Bulgarie et de Roumanie
(quartier de Macir)



 

Les Bulgares, les Grecs, les Serbes et les Monténégrins, attaquèrent ensembles l’Empire ottoman en 1912, chacun pour élargir son territoire. Ce sont les Bulgares qui arrivèrent les premiers dans la région, mais une contre-offensive ottomane, permit de libérer la ville en 1913. Vize dut encore subir une occupation, celle des Grecs, entre 1919 et 1922, mais après le traité de Mudanya, Vize était de nouveau libre.

Jusqu’aux Guerres balkaniques, Vize était une ville cosmopolite. La population musulmane était de 40%, le reste étant composé surtout de Bulgares et de Grecs, mais aussi en nombre plus réduit, d’Albanais orthodoxes, de Juifs séfarades et de quelques Latins et Arméniens.
Après les guerres et les échanges de populations, la totalité de la population était de culture musulmane. Vize accueillit entre 1918 et 1935 des populations originaires de Bulgarie, de Grèce, de Roumanie et de Yougoslavie. Entre 1940 et 1965, d’autres réfugiés arrivèrent des mêmes pays, sauf la Grèce.

Sites archéologies, monuments anciens et nécropoles
Un peu partout on remarque des vestiges de l’antique Bizye, cependant comme la moderne Vize est au dessus de l’autre, il n’est pas aisé d’effectuer des fouilles archéologie.
Des Russes et des Français avaient fait des relevés au XIXe siècle, mais c’est seulement à partir des années 1960 que des fouilles minutieuses ont été entreprises. En 1995 et les années qui suivirent une nécropole et de nombreux objets ont été trouvés au nord de l’acropole. Ces dernières années ont a dégagé l’odéon et restauré Sainte-Sophie qui avait été abandonnée pendant de nombreuses années.

Eglise Sainte-Sophie (Küçük Ayasofya kilisesi) –
Mosquée de Süleyman Pacha (Süleyman Paþa camii)

C’est la construction la plus remarquable et la mieux préservée de Vize. Elle se situe sur la colline de l’ancienne agora. Elle a été construite sous le règne de Justinien Ier (527-565) sur les fondations d’un temple dédié à Apollon ou Dionysos qui était originaire de Thrace, puis elle a été convertie en mosquée par les Ottomans.
Elle est de plan cruciforme avec une nef portée par deux rangées de colonnes. L’original balcon en bois est un ajout du XIIe ou XIIIe siècle.

Cette ancienne église est un exemple assez unique de l’architecture byzantine présente en Thrace de nos jours. Elle a de nombreux point commun avec l’église de Ferres en Thrace occidentale. Après un abandon de quelques dizaines d’année, elle a été complètement restaurée et rouverte au culte musulman.

La forteresse de Vize (Vize kalesi)
Située au nord-ouest de la ville, la forteresse a été construite en 72-76 avant J.C. Elle a été remaniée et améliorée sous Justinien, puis agrandie sous la dynastie des Paléologue. Des objets trouvés sur place, dont une pierre pourtant une inscription en grec relatant la construction d’une porte, se trouvent au musée d’Edirne.
La forteresse n’est naturellement pas en très bon état après une longévité aussi importante, mais on peut quand même bien se rendre compte de la grandeur des bâtiments.
En 1938, on a découvert les fondations d’un grand bâtiment de l’époque romaine, dans le quartier de Kaledibi, au pied de la forteresse. Tandis que non loin de là, au lieu-dit Cömlekcitepe, une villa du IIe siècle av. J.C. a été mise à jour.
Il reste encore quelques sections des anciens remparts y compris une portion de l’époque hellénistique.
Beaucoup de pierres des remparts et de la forteresse ont servi à la construction d’autres bâtiments et notamment au pont de Lüleburgaz.


Odéon

Odéon

Asmakayalar
 

Derekaya

L’odéon (Tiyatro)
L’odéon a été découvert en 1998 lors des fouilles du quartier de Çömlektepe en contrebas de l’acropole. La cavea est pratiquement intacte ainsi que l’orchestre. Des bas-reliefs trouvés sur place sont exposés au musée de Kýrklareli.

Période ottomanes
Les constructions de la période ottomane sont assez rares à Vize. Il reste quelques exemples d’architecture civile du XIXe siècle. Les lieux de culte ont disparu ou les structures restantes, à l’instar de la synagogue, sont insignifiantes. Le seul exemple d’architecture religieuse restant est la mosquée du Centre (Merkez camii) qui est du XIXe siècle.

Tumuli (Tümülüs)
Autours de Vize, particulièrement dans la plaine au sud de la ville, on a trouvé de nombreuses tombes et tumuli thraces. Plusieurs tombes royales ont livré d’importants vestiges dont des objets en poterie et des bijoux en or.
Les recherches effectuées à Vize et dans la région, sont essentielles pour la connaissance du peuple thrace qui est encore assez mystérieux pour les historiens et les archéologues.

Monastères troglodytes d’Asmakayalar, Balkayalar et Derekaya
Située dans le vallon d’Asmakayalar, le monastère troglodyte a été daté du IXe siècle. Une grande partie des salles sont intactes y compris une chapelle avec des motifs religieux peints, les cellules des moines et les tombes taillées dans le roc des moines.
Un autre monastère se trouve à Balkayalar. Il a été aménagé dans la grotte de Yenesu à l’époque byzantine. Il ne reste que quelques traces de la chapelle et d’autres constructions dans le roc. La grotte couvre plus de 1600 m et est ouverte au public.
A Derekaya un petit monastère a aussi été aménagé dans des grottes. Il est très certainement aussi du IXe siècle. Il reste quelques traces de fresques en fort mauvais état.

Village de Pazarlý : royalement vôtre !
A 6 km de la ville, tout près du village de Pazarlý, on a dégagé neuf tombeaux royaux. Les sépultures contenaient les cendres des défunts et de nombreux objets en argent, en bronze et en or.
Les tombeaux ne sont pas très intéressants à visiter (le butin n’y est plus), mais les abords de la rivière ont été aménagés, tout près d’un vieux moulin où on y trouve un café-restaurant. Une étape bien agréable.

 Personnages de Thrace :

Dionysos, dieu du vin et de la vigne

Dionysos est le fils de Zeus et de Sémélé, une mortelle décédée alors qu’elle était  en ceinte. Zeus tire son fils du ventre de sa mère et il s’entaille la cuisse avant d’y coudre l’enfant pour mener à terme sa gestation. « Etre né de la cuisse de Jupiter » est à l’origine de cette action (Zeus des Grecs = Jupiter des Romains).











 

Spartacus par D. Foyatier, 1830, musée du Louvre, Paris
Spartacus, le gladiateur

Selon les sources anciennes, Spartacus est né en Thrace vers 100 avant J.C. Peut-être avait-il été engagé de force dans la légion romaine et, ayant déserté, il a été repris et vendu comme gladiateur. Il est acheté par Caius Cornelius Lentulus Vatia et emmené dans son école de Capoue. Il parvint à s’enfuir avec 80 autres esclaves et prendra la tête de la révolte entre – 73 et – 71 en Italie du Sud. Il est tué dans la bataille de Lucanie par Crassus en 71 avant J.C.











 
  Orphée, Héros voyageur

Orphée était le
fils du roi de Thrace Œagre et de la muse Calliope. Il passe pour être l'inventeur de la cithare. Avec sa lyre, il savait charmer les animaux sauvages. Héros voyageur, il participa à l'expédition des Argonautes.
 

Plan de ville

Carte des préfectures
de la province de
Kýrklareli

Province de Kýrklareli
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Carte réactive de Thrace

 

 

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