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PALAIS DE VENISE
Venedig Sarayi
Le
griffon sur la façade rappelle que ce fut autrefois l’ambassade de la
république de Venise. C’est un des seuls « palais » qui a échappé aux
flammes lors du grand incendie de
Péra en 1831. Ce bâtiment passa
successivement des mains des Vénitiens à celles des Français, puis à celles
des Austro-Hongrois, pour terminer dans celles des Italiens, peu de temps
après que l’Empire d’austro-hongrois perde ses dernières possessions
ponantaises.
L’Italie y installa son ambassade entre 1914 et 1923, puis toutes les
ambassades d’Istanbul furent transférées à Ankara. Depuis lors, ce palais ne
sert plus que de résidence à l’ambassadeur lors de ses visites. Comme tous
les autres ambassadeurs, il bénéficie non seulement de cette résidence « de
ville », mais il en possède une autre à Tarabya sur le
Bosphore, pour l’été.
Le consulat d’Italie se trouve un peu plus bas dans les jardins, tandis que
le service des visas occupe ce qui fut, l'ancien consulat et qui donne
directement sur la rue.
Les immenses jardins qui entourent les bâtiments, communiquent avec ceux du
palais de Russie et ceux de
l’ancienne légation d’Espagne. De l’autre côté de la petite place d’Italie,
s’étendent les jardins du palais de France et ceux du palais de Hollande.
Même si le tout n’est pas accessible au simple citoyen, cela forme un
immense espace vert au milieu de la ville qui peut être considéré comme le
poumon de Péra.
Le palais de Venise fut aussi la résidence du fameux Casanova, espion de la
République.
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