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La mosaïque ne naît
pas avec Byzance. Elle se développe d'abord durant l'Antiquité.
A l'époque hellénistique,
Sasos de Pergame exécute l' "asarôtos oikos" - représentation
des restes d'un banquet - et les colombes perchées sur le bord
d'un bassin, thèmes repris maintes fois par la suite. Ce sont là
de véritable peintures de pierre et de marbre taillés en forme
de petits cubes appelés tesselles.
Quelques siècles plus tard, les mosaïques d'Antioche (Antakya)
et celles de Zeugma, récemment découvertes, présentent
diverses scènes mythologiques dans un décor complexe. La
composition reste habile et la réalisation subtile; la
polychromie est enrichie de tesselles en pâte de verre colorée.
L'époque byzantine, quant à elle, emploie un style plutôt
rigide, au service de la nouvelle iconographie religieuse. Les
effets de miroitement et de scintillement sont accentués par
l'utilisation de tesselles de verre doré. Au fil du temps, la
technique s'affinera, rappelant la souplesse et l'aisance des
mosaïques antiques.
A Constantinople, l'église de Saint Sauveur stin Chôra et celle
de la Panaghia Pammakaristos sont certainement les plus beaux
exemples du monde byzantin encore visibles.
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