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Anadolu Pasajı
Vers 1900
Situation :
Galatasaray
–
Mairie de Beyoğlu
Péra
comptait des dizaines de
passages,
le plus souvent reliés à la Grand’Rue et qui
faisaient office de galeries marchandes. Sans
parler de l’incontestable influence de
l’architecture prévalant surtout à Paris et
Vienne au milieu du XIXe siècle, le passage
pérote est une évolution du
‘han’
stambouliote. Le
han
était destiné à l’entreposage des marchandises,
à des ateliers ou, plus tard à des magasins.
A
l’origine, le
han
était rectangulaire et comprenait qu’une seule
entrée, mais vers la fin du XIXe siècle, les
nouvelles constructions ont des entrées
s’ouvrant sur des rues différentes. Le passant
et donc incité à raccourcir son trajet en
passant d’une rue à l’autre par le
han,
qui se dote de magasins et de boutiques, les
entrepôts et les bureaux étant relégués aux
étages. Quand la voie centrale débouche sur plus
de deux rues l'ensemble, qui porte aussi plus de
deux bâtiments, prend le nom de ‘cité’ (Cité
Roumélie,
Cité de Syrie,
Cité Française),
alors que le nom de ‘passage’ gratifie le
han
lorsque seules, deux rues sont reliées entre
elles.
Le passage d’Anatolie a été construit au début
du XXe siècle sur un site étroit et
rectangulaire. Il compte cinq étages pourvus
d’appartements, tandis que les commerces se
situent au rez-de-chaussée. La façade est
structurée par des piliers, des frises et des
balustrades. Les fenêtres à la française,
s’ouvrent sur de petits balcons. Le passage
relie la Grand Rue à la
rue Alléon
(Istiklal Caddesi /
Alyon Sokak)
et fut édifié par le secrétaire particulier du
sultan Abdülhamit, Ragıp Pacha, tout comme le
passage d'Afrique.
La Brasserie Orient, tenue par Niko Valavanis et
connue pour ses fameuses bières, se tenait dans
le passage.
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