|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Alemdar
Mah.
Ouvert de 09h30 à 17h00, sauf le mardi. Fermeture des guichets à 16h00. Guichets
séparés pour le harem qui est ouvert entre 10h00 et 12h00 et 13h00 et 16h00, (visites
guidées en anglais aproximatif obligatoires). Attention : Seule une vingtaine de pièces du
harem sont visibles sur les 400.
Certains pavillons ne sont pas accessibles au public comme toute la partie est des jardins
qui est en zone militaire. Compter 3 heures de visite avec le harem, mais
sans les jardins et le musée Archéologique.
Visite guidée du
palais ici. |
Le Sérail (palais) de Topkapi était
la résidence des sultans avant la construction du palais de
Dolmabahçe. Bâtit sur lacropole de lantique Byzance, le site domine à
la fois la ville, le Bosphore et la Corne dOr,
à lextrême pointe de la péninsule de Stamboul. Ce palais, constitué dun
ensemble de pavillons disséminés dans des jardins était une vraie ville, avec harem,
mosquées, bibliothèques, services extérieurs, etc., le tout entouré de hauts murs
flanqués de tours de surveillance. Le sérail est aujourdhui un musée, célèbre pour ses trésors, témoignages dun passé somptueux. |

Vue du palais.
En arrière plan : les iles des Princes
Au premier plan : le kiosque des Vanniers (Sepetçiler)



Le sérail et les îles
 |
| La disposition des lieux et leur
appellation même sont conçues pour inspirer au visiteur la vénération des sultans. On
quitte la place du Divan, première cour réservée aux membres du gouvernement, par la
porte des Morts, allusion peu discrète à la toute-puissance du souverain, qui avait
droit de vie et de mort sur ses sujets, ministres compris. |
Ce pouvoir se confirme dans la cour
suivante, la cour des Hallebardiers, où des hommes de main se tenaient prêts à
exécuter toutes les décisions de leur maître. Au contraire, la porte de la Félicité
donne accès à la cour autour de laquelle étaient disposés les appartements privés du
souverain et ses locaux de fonction : salle daudience, archives et trésor.
Au-delà, une quatrième cour, formée de jardins en terrasses, offre des vues admirables
sur le Bosphore et la Corne dOr.
Enfin, bordant les deux cours privées du sérail, sétend le harem, auquel on ne
pouvait accéder que par une seule porte, donnant sur les appartements du souverain. Du
XVIIe au XVIIIe siècle, des sultans incapables préfèrent les plaisirs du harem et les
fêtes somptueuses aux lourdes tâches de lEtat. Les grands vizirs et les
sultanes-mères (valide), gouvernent en sous-main, mais larmée veille,
nhésitant pas à recourir à la manière forte en cas de désaccord.
Seule une toute petite partie du harem se visite au pas de course de nos jours. Inutile
donc de patienter des heures pour une visite guidée en anglais et en turc, (les autres,
tant pis pour eux !), encadré par des gardiens pressés den finir et qui
laissera de toute façon sur sa faim celui qui naurait pas lu ces lignes. En
regardant les murs extérieurs du harem, imaginez simplement cette ville de femmes au
temps de sa splendeur. |
Roxelane fut certainement la plus
rusée, dentre les favorites qui peuplèrent le gynécée qui se trouvait
en son temps, dans le vieux palais du côté de Beyazıt. Elle parvint à mettre à
ses pieds Soliman-le-Magnifique, alors au plus haut de sa gloire. Durant toute sa vie
(1505 1559), elle ne cessera de tisser les pires intrigues et de tremper dans les
plus sombres conspirations. Elle tenta dassurer le trône à son fils
Beyazıt,
voulant ainsi sopposer à son autre fils Selim II. Vaincu, livré au sultan par le
roi de Perse auprès duquel il sétait retiré, Beyazıt fut étranglé.
Topkapı, cest aussi et surtout une véritable caverne dAli Baba. Au fur et à
mesure de la visite, on découvre une profusion de joyaux et dobjets précieux de
toutes sortes, des manuscrits enluminés, dix mille miniatures, entourent le clou de la
visite : le Trésor. |
On y verra entre autres, le trône de
Murat III, pesant près de 250 kg dor pur ou le trône ovale, recouvert
démaux verts et rouges enrichis dune multitude démeraudes, de rubis,
de perles. Plus loin : les vêtements de cérémonie des sultans, ruisselants
dor, de pierres précieuses et fines ou grosses comme le poing. Un autre exemple
parmi tant dautres, le diamant Pigot de 86 carats avec 58 facettes, qui occupe à
lui seul une vitrine ou ce poignard oriental aux trois émeraudes, le
« Kancar », star du scénario de « Topkapı », film de Jules
Dassin. A voir aussi : un trône débène, une armure enrichie de pierres
précieuses, deux chandeliers dor pesant chacun 48 kg et rehaussés de 6 666
diamants, des meubles somptueux, des tapisseries, des faïences, des vases de
jade, une couverture en perles, un carquois enrichi de rubis et de saphirs, des encensoirs
en or...
Une exposition présente de belles armes perses Séfévides (boucliers, cottes de mailles,
épées, armures, sabres, etc.). Les cuisines renferment une riche et extraordinaire
collection de porcelaines chinoises, parmi lesquelles des assiettes de céladon dont le
vert, dit-on, change de couleur au contact daliments empoisonnés. Tout ceci nous
donne une image à la fois cruelle et fastueuse des souverains de la Sublime Porte.
Détruites par un incendie sous le règne de Selim II (1556-1574), les cuisines furent
reconstruites par le célèbre architecte Sinan et toujours agrandies par la suite, en
fonction des besoins. Au XVIe siècle, le personnel comprenait plus de 1100 employés,
cuisiniers, tournebroches et pâtissiers, qui préparaient des mets et des entremets pour
plus de 5 000 personnes en temps ordinaire, et plus de 10 000 lors des fêtes données
dans le palais.Enfin, Topkapı, cest aussi un
sanctuaire pour les croyants. Là, dans un coin du sérail aux murs recouverts de faïence
du XVIIIe siècle, est pieusement conservé un manteau du Prophète et dautres
reliques lui ayant appartenu dont une dent et un poil de barbe, ses sabres de combat, deux
épées en or, enrichies de pierres précieuses. Le moulage de la main du Prophète et des
empreintes de ses pieds. On trouve aussi une main de saint Jean-Baptiste, qui était
autrefois au monastère de Saint-Jean-de-Stoudion
(Imrahor Camii) à Samatya.
Une visite du palais ne serait pas complète sans les jardins (voir parc de
Gülhane),
et les dépendences : musée
Archéologique, l'ancienne
église
Sainte Irène (souvent fermée), les ruines des Manganes
(pas très accessibles) et le fameux
kiosque
des Vanniers (Sepetçiler), qui est un restaurant / café très couru (et cher). |
|
|
|
|
|
|
|
|
| |