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Yeni Roma ve Konstantiniye Ökümenik Ortodoks
Patrikhanesi
1453 / 1730
Quartier de Fener
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Mairie de Fatih
Le lieu le plus prestigieux du monde
orthodoxe est sans doute le patriarcat
œcuménique de Constantinople et de La
Nouvelle-Rome. Le patriarche n’exerce son
autorité directe, que sur les diocèses turcs, la
Thrace, les îles du Dodécanèse, la Crête et le
Mont-Athos, soit 4 millions d’orthodoxes sur les
250 millions estimés dans le monde.
Symboliquement, il garde un rôle de décision sur
toutes les Eglises nationales (Russie, Grèce,
Chypre, etc.). Il a aussi le pouvoir de ne pas
en reconnaître certaines de ces Eglises
(Macédoine, Albanie, Turquie), Même si tous les
orthodoxes de rite byzantin ne sont pas sous
l’autorité du patriarcat de Constantinople, on
peut dire que celui-ci est quand même
représentatif.
Le patriarcat se compose de la résidence du
patriarche Bartholomé Ier, de plusieurs
bâtiments administratifs, d’une bibliothèque,
d’une
école pour filles
(à l’est),
une autre pour
garçons en dehors du territoire
patriarcal, d’ateliers divers et de l’église
Saint-Georges. Autrefois des appartements et une
ayazma étaient aussi la propriété du patriarcat,
en se situant juste à l'extérieur des limites
phanariotes. Seule l’église est accessible au
public par une porte latérale, la porte
principale étant condamnée volontairement. Dans
la cour, on remarque l’aigle bicéphale sur la
façade, symbole de Byzance.
La décoration intérieure est naturellement très
riche, à commencer par l’iconostase complètement
recouvert de feuilles d’or. Une soixantaine
d’icônes couronne cette séparation symbolique de
la terre et du ciel. Au centre du temple, des
sièges en velours peuvent accueillir les hôtes
de marques de passage à Istanbul. Les présidents
des Etats étrangers ne peuvent se soustraire à
ce rituel.
L’église abrite aussi quelques reliques de
saints, dont celles de St Jean Chrysostome
restituées par le Vatican en 2003, et la Colonne
de la Flagellation ramenée de Jérusalem par
l’impératrice sainte Hélène. La pièce la plus
remarquable est sans doute le trône patriarcal,
dit de Saint-Jean Chrysostome en marqueterie et
en ivoire.
L’église Saint-Georges n’est pas de l’époque
byzantine, mais du XVIIIe siècle et ne présente
donc pas une curiosité architecturale très
intéressante, mais symboliquement, elle est le
cœur du monde orthodoxe. Pour assister à une
messe patriarcale le dimanche matin, il faut se
frayer un chemin au milieu des nombreux fidèles
et des pèlerins. La messe de Pâques attire
chaque année des dizaines de milliers de
personnes d'Europe orientale.

Sa Sainteté Bartholomé Ier et le souverain pontif Benoît XVI au balcon du
palais
patriarcal (2006) / Photo :
www.la-croix.com

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Vue générale du Fener avec la grande école grecque (rouge),
dominant le patriarcat orthodoxe byzantin |

Groupe folkorique rhomaioi (romain) devant l'église
patriarcale St Georges |

Soeur latine à la messe pascale du patriarcat
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Une salle du patriarcat
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Atelier de restauration d'icônes à Fener
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Rencontre de Mehmet le Conquérant
et du patriarche Genedos en l'église de la
Panaghia Pammakaristos (Fethiye Müzesi)
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La Fête de la Croix attire toujours de nombreux journalistes
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Pèlerins orthodoxe devant l'entrée de St Georges
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Lors de la Fête de la Croix, le 6 janvier, on jette une croix
dans les eaux glacées de
Corne d'Or. Des courageux se jettent à l'eau pour la récupérer...
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Fête de la Croix dans les rues du Fener |

Photos :
www.megarevma.net
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