Quartier
de Fener - Mairie
de Fatih
Le lieu le plus prestigieux du monde orthodoxe est sans doute le patriarcat
cuménique de Constantinople et de La Nouvelle-Rome. Le patriarche nexerce son
autorité directe, que sur les diocèses turcs, la Thrace, les îles du Dodécanèse, la
Crête et le Mont-Athos, soit 4 millions dorthodoxes sur les 250 millions estimés.
Symboliquement, il garde un rôle de décision sur toutes les Eglises nationales (Russie,
Grèce, Chypre, etc.). Il a aussi le pouvoir de ne pas en reconnaître certaines de ces
Eglises (Macédoine, Albanie, Turquie), Même si tous les orthodoxes de rite byzantin ne
sont pas sous lautorité du patriarcat de Constantinople, on peut dire que celui-ci
est quand même représentatif.Le patriarcat se compose de la résidence du
patriarche Bartholomé Ier, de plusieurs bâtiments administratifs, dune bibliothèque,
dune école
pour filles (à lest), une
autre pour garçons en dehors du territoire patriarcal, dateliers divers et de
léglise Saint-Georges. Autrefois des appartements et une ayazma étaient aussi la
propriété du patriarcat, en se situant juste à l'extérieur des limites phanariotes.
Seule léglise est accessible au public par une porte latérale, la porte principale
étant condamnée volontairement. Dans la cour, on remarque laigle bicéphale sur la
façade, symbole de Byzance.
La décoration intérieure est naturellement très riche, à
commencer par liconostase complètement recouvert de feuilles dor. Une
soixantaine dicônes couronne cette séparation symbolique de la terre et du ciel.
Au centre du temple, des sièges en velours peuvent accueillir les hôtes de marques de
passage à Istamboul. Les présidents des Etats étrangers ne peuvent se soustraire à ce
rituel.
Léglise abrite aussi quelques reliques de saints,
dont celles de St Jean Chrysostome restituées par le Vatican en 2003, et la
Colonne de la Flagellation ramenée de Jérusalem par limpératrice sainte Hélène.
La pièce la plus remarquable est sans doute le trône patriarcal, dit de Saint-Jean
Chrysostome en marqueterie et en ivoire. Léglise Saint-Georges nest pas de
lépoque byzantine, mais du XVIIIe siècle et ne présente donc pas une curiosité
architecturale très intéressante, mais symboliquement, elle est le coeur du
monde orthodoxe. Pour assister à une messe patriarcale le dimanche matin,
il faut se frayer un chemin au milieu des nombreux fidèles et des pèlerins. La messe
de Pâques attire chaque année des dizaines de milliers de personnes d'Europe
orientale.

Lors de la Fête de la Croix, le 6 janvier, on jette une croix
dans les eaux glacées de
Corne d'Or. Des courageux se jettent à l'eau pour la récupérer... |

La Fête de la Croix attire toujours de nombreux journalistes |

Pèlerins orthodoxe devant l'entrée de St Georges
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Rencontre de Mehmet le Conquérant
et du patriarche Genedos en l'église de la
Panaghia Pammakaristos (Fethiye Müzesi)

Atelier de restauration d'icônes à Fener

Une salle du patriarcat

Soeur latine à la messe pascale du patriarcat

Groupe folkorique rhomaioi (romain) devant l'église
patriarcale St Georges

Vue générale du Fener avec la grande école grecque (rouge),
dominant le patriarcat orthodoxe byzantin

Fête de la Croix dans les rues du Fener

Photos :
www.megarevma.net
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