Métro : 4.
Levent, puis bus 42M ou dolmus Bus depuis Sarıyer : no 153 jusqu’à
Bahçeköy.
Bus depuis 4.Levent ou Maslak : no
42M jusqu’à Bahçeköy.Bateau : de Besiktas ou Eminönü jusqu’à
Büyükdere
puis bus 153.
La seule forêt que l’on trouve dans
les environs immédiats d’Istanbul, n’a pas moins de 28 km2. On peut s’y perdre !
Elle couvre la petite chaîne de montagnes, prolongement des Balkans qui viennent
mourir au bord du Bosphore. La flore est très variée, mais on n’y trouve pas
d’espèces rares. Les champignons recouvrent les sous-bois et personne ne les
cueille (bolets, chanterelles, morilles, etc.). Il n’est plus permis d’y
chasser, la forêt est protégée et les animaux sont enfin tranquilles. Leurs
ancêtres, plus malheureux, terminaient souvent leur vie sur la table des
pavillons de chasses des pachas. Jusque dans les années 70, on y trouvait l’ours
et le loup.
On est particulièrement attentionné à l’entretien de cette forêt, qui est aussi
le réservoir d’eau de la mégalopole. Déjà les Byzantins avaient construit des
retenues d’eau et des aqueducs, qui ont été, par la suite, utilisés aussi par
les Ottomans. Encore aujourd’hui, le barrage d’Alibey (Pyrgos Bas Havuz), en
dessus d’Eyüp, permet de rassembler les eaux qui y arrivent par des canaux.
Cette grande citerne est d’Andronic Comnène et fut réparée par Osman II.
Les ruines du
village de Belgrat sont situées dans un vallon entre deux réservoirs (Karanlik
et Büyük Bent), au nord et au sud. Deux plus petits réservoirs se trouvent de
chaque côté du Karanlik Bent. Ils furent construits par Andronic Comnène. A
l’ouest de Belgrat et au nord de Paşadere, dans la vallée d’Ehvadettinin, se
trouve un autre Bent, celui d’Ayvat, construit par Mustafa III en 1766.
L’eau coule par un grand aqueduc vers la citerne d’Alibey, puis par deux autres
aqueducs de l’époque de Justinien, l’eau s’en va vers la ville. |