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Istanbul, capitale culturelle de l'Europe - 2010

 

 

 

       
 

POLONEZKÖY / ADAMPOL

 

Comment s'y rendre ?
En voiture :
Route Beykoz – Sultaniye – Polonezköy (Adampol).
Route Göksu – Kavacik – Polonezköy (Adampol) (30 km). Route nationale 020, sortie Ömerli, route de Riva jusqu’à Cumhuriyetköy.
Bateau : jusqu’à Kanlica depuis Besiktas et Eminönü. Puis taxi (entre 15 et 20, à arranger avec le chauffeur).
Bus 221 direct depuis Taksim jusqu’à Beykoz.
Taxi depuis Beykoz (13 km) ou Kanlica, environ 15 à 20  Tl.

Polonezköy
En fait, il est assez facile de repérer qui étaient les fondateurs des villages autours d’Istamboul, le Köy signifie village et il suffit de comprendre ce qu’il y a devant pour percer le mystère. Ainsi, Arnavutköy (Albanais), Çerkesköy (Tcherkesses), Ermeniköy (Arméniens), Karaköy (Caraïtes), Polonezköy (Polonais), etc.
Les Polonais font partie de ces minorités qui sont tellement insignifiante en quantité qu’on arrive à les oublier.

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Un peu d'histoire :
L’histoire de ces Polonais n’est pas banale et commence après le partage de la Pologne entre la Prusse, l’Autriche-Hongrie et la Russie et la vaine rébellion des Polonais, dont les leaders prirent le chemin de l’exil. La diaspora était particulièrement organisée à Paris et à Istamboul. Le prince Adam Czartoryski proposa l’installation de paysans polonais à des fins militaires dans l’Empire ottoman, encouragé par la France et l’Angleterre qui s’opposaient à une présence russe dans les Balkans toujours plus menaçante pour leurs propres projets.
En juin 1842 un accord fut signé entre le prince Czartoryski et les Lazaristes français pour l’installation des premiers colons dans une ferme dans les collines en dessus de Beykoz où les religieux possédaient un vaste terrain agricole. Les premiers émigrés arrivèrent de Varsovie, Zamosc, Plock et Kalisz. En septembre 1842 on commençait à construire les premières maisons financées par l’aristocratie polonaise et la diaspora et en 1851 on en comptait 16 et une chapelle.
L’armée russe avait enrôlé de force les Polonais pour les entraîner dans la guerre de Crimée (1855-56). Selon un accord de 1774 entre la Russie et l’Empire ottoman, les Ottomans orthodoxes et Russes musulmans, ne tombaient pas sous les règles d’échanges de prisonniers de guerre. Ainsi, beaucoup de Polonais prirent la religion musulmane pour échapper à l’armée russe et vinrent rejoindre leurs compatriotes dans la région d’Istamboul.

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Le village attirait la curiosité des étrangers de passage dans la capitale ottomane. En 1847, Franz Liszt visitait le village suivit de Gustave Flaubert en 1850 et du Comte Wladyslaw Zamoyski. En 1855 le poète Adam Mickiewicz, qui vivait à Paris, vint aider le prince Czartoryski et s’y installa, mais il devait mourrir la meme année, certainement de la peste. En 1863, une nouvelle vague de réfugiés arrivait formé des ouvriers et ingénieurs polonais et hongrois, employés à la construction du chemin de fer Vienne - Varsovie. A cette période, on comptait près de 1000 habitants à Adampol.

Après les années de gloire, les années sombres. En 1923, la nouvelle Turquie et la Grèce procédèrent à l’échange des populations orthodoxes d’Anatolie et musulmanes de Grèce. Les Polonais n’étaient pas concernés, car ils étaient catholiques, mais les villages grecs voisins furent abandonnés et furent la proie des bandes de brigands. Adampol fut attaqué plusieurs fois et les habitants demandèrent la protection de la police militaire turque qui intervint.

En 1918, au relèvement de la Pologne, certains habitants prirent le chemin d’une patrie qu’ils n’avaient jamais vu, mais dont ils avaient conservé la langue et la culture. Aujourd’hui, la majorité des Polonais de la région vivent à Istamboul, mais le village est resté un îlot bien à part, où les habitants ont su préserver leurs particularités.
Le village se compose d’une soixantaine de maisons, d’une église (Notre-Dame-de-Czestochowa), d’un cimetière. Plusieurs fermes font pension ou table d’hôte.

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A voir / à faire
Pour un touriste, l'attrait du village reste mince, mais pour les Stambouilotes, c'est l'occasion de passer une journée ou une fin de semaine, en plein air. La plupart des fermes font de la restauration. Souvent il s'agit de grillades à faire cuire soi meme au charbon. Quelques fermiers, proposent des chambres d'hote ou des tables d'hote.
L'église n'est ouverte que le dimanche et le petit cimetière catholique à l'entrée du village, est intéressant.


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Spécialités
Le village est connu pour son miel de pin et son miel de thym. Les plats que l'on propose à la ferme, sont des spécialités locales qui peuvent etre composés de viande de porc. En automne, on peut trouver de la charcuterie maison.
La confiture de prunne y est également excellente, voire la confiture de figue.

Restaurants

LEONARDO RESTORAN
Köyiçi 32, Polonezköy.

Tél. (0216) 432 30 82. Ouvert tous les jours de 09h00 à 23h00. Sur la place du village.
C’est le plus connu des nombreux restaurants du village. Spécialités polonaises et turques très raffinées. Le samedi et le dimanche, grand buffet gourmand, mais il est plus prudent de réserver. Joli jardin, un peu bruyant le dimanche.

MADAM LORA RESTORAN
Köy 33, Polonezköy.

Tél. (0216) 432 30 13. En face du grand hôtel Gülay, pas d'enseigne.
On est toujours bien reçu dans la ferme de Madam Lora. C’est un genre de « petite maison dans la prairie » avec une Lora qui a grandi en prenant du poids. Par beau temps, on mange dehors, sous les arbres fruitiers du verger, entouré des petites bêtes de la ferme qui viennent dire bonjour et quémander les restes du repas. Parlons en du repas. Il est énorme, les meze polonais ou turcs vous sont servis sans compter. Le menu est fixe, on ne choisit pas, mais on est jamais déçu. Environ 20 € par personne. Les cartes de crédit ne sont pas acceptées.
Depuis le mois de janvier 2004, Madam Lora ne fait les repas que sur réservation.

MADAM JOZEFIN
A la sortie du village, après l'hotel Gulay et la résidence d'été de l'ambassadeur des Maldives.
Chez Madame Joséphine, les prix ne sont absolument pas élevés. Le choix se limitera dans les grillades à faire cuire soi meme : boulettes, poulet, veau, agneau.

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