Ce grand cimetière se trouve juste derrière le
cimetière
catholique et en est séparé par un boulevard. Les carrés sont alignés par
nationalités et non par époques. Les Levantins (Français, Suédois, Hollandais,
Anglais) sont enterrés avec les étrangers selon leur origine. Seuls quelques Ottomans se
trouvent dans cette partie (Hongrois, Arabes).
En entrant, lallée emmène au cimetière arménien
(tout droit), tandis quen tournant sur la gauche, on arrive dans les premiers
carrés dont le pays est indiqué par une pancarte en français. Ainsi, on commence par la
Hollande suivit de la France sur la droite, tandis quà gauche, lAllemagne et
lAngleterre occupent plusieurs carrés à la suite. Après la chapelle, sur la
droite, on trouve la Suisse, la Hongrie, la Suède et la Norvège. A gauche les Etats-Unis
et les Turcs. |

Tombe d'une arabe protestante de Turquie |
Une chapelle se dresse pratiquement au centre du
cimetière, tandis qu'à l'entrée, on trouve la maison du gardien et une salle de
réunion contenant une petite exposition permanente sur l'histoire du cimetière
protestant, qui se trouvait à Taksim, avant son
transfert ici au milieu du XIXe siècle.
Quelques stèles proviennent encore de l'ancien cimetière, notamment celles qui se
trouvent alignées le long du mur est du cimetière, dont les épitaphes sont en latin ou
en suédois. La plus ancienne stèle du cimetière, se trouve dans le carré des Hongrois.
Elle est présente sur une gravure du XIXe, représentant les hauts de Gümüssuyu et le Bosphore, avec le cimetière
protestant de l'époque.
L'entretien du cimetière est assumé par 7 consulats étrangers, pour une période de 2
ans chacun, car il n'exite pas de hiérachie religieuse chez les protestants et l'Etat
turc est laïc. Néanmoins, l'entretien du cimetière et du gardien Süleyman (un
catholique), se font grâce à un don d'une protestante étrangère décédée en 1995. |

Chapelle du cimetière

Tombe du frère du célèbre écrivain suisse, Eugène
Rambert
Louis Rambert est aussi l'auteur du premier guide touristique sur Istamboul |