|
En 1883, un train pas comme les autres quitte la
gare de Strasbourg pour un voyage de 3 186
kilomètres. A bord, des passagers tels que
l’écrivain Admond About, le correspondant du
Times, Henri Stefan Opper de Blowitz et Georges
Boyer du Figaro. Dans quatre jours, ils
atteindront Constantinople.
Dans un wagon-restaurant, le champagne Bollinger
accompagne les huîtres apportées par des
serveurs gantés. Le salon aux profonds fauteuils
de cuir est idéal à l’heure du cognac et des
cigares. A ses débuts, l’Orient-Express
déposait ses
passagers en Bulgarie et un bateau
les emmenait à Istanbul. Ce n’est qu’en 1888 que
le train fit son entrée dans la
gare de Sirkeci.
Toutes les personnalités qui affluaient à
Constantinople par l’Orient-Express (Léopold II
roi de Belgique, l’empereur Hailé Sélassié, le
maharaja de Behar, Isadora Duncan...)
descendaient à l’hôtel
Péra Palace.
Construit en 1892 dans le quartier de
Péra (Beyoglu),
le
Péra Palace
fut aussi une escale pour les espions comme
Inguiliz Kémal, Kim Philby ou Mata Hari. En
1920, un diplomate d’Azerbaïdjan fut exécuté
dans le lobby de l’hôtel. En 1941, une valise
contenant une bombe explosa, provoquant la mort
de deux personnes. En réalité, l’explosif visait
Randal, l’ambassadeur britannique à Sofia.
En 1926,
Agatha Christie
disparut pendant onze jours. Elle notera dans
ses mémoires que le secret de cette fugue se
trouvait dans la chambre 411 du Péra Palace.
C’est aussi dans cette chambre qu’elle écrivit
son best-seller “Le Crime de l’Orient-Express”.
Kemal Atatürk
a compté parmi les célèbres résidents du palace
: sa chambre est aujourd’hui un musée.
La ligne complète
de l'Orient Express
Péra Palace
/
Le Crime de
l'Orient Express
Un restaurant
fréquenté par les clients de l'Orient Express
/
La gare de
Sirkeci
/
Quartier de Péra
 |