|
Il serait hasardeux d’inviter les voyageurs à se
rendre en Turquie sans risque, comme d’ailleurs
à les inviter à se rendre au Liechtenstein,
puisque personne n’est à l’abri nulle part.
Mais, nous ne pouvons que leur faire part de la
stabilité et de la tranquillité qui règne en
Turquie aujourd’hui.
L’équipe d’Istanbul Guide Net (www.istanbulguide.net),
vous souhaite de bonnes vacances en Turquie.
Sécurité générale :
La Turquie reste l’un des pays les plus sûrs du
continent et Istanbul, la plus grande ville
d’Europe est, d’une manière générale, très sûre
aussi. On ne connaît pas ou peu le vol à
l’arraché, le braquage n’existe pas et les vols
de voitures sont presque inexistants.
Au hit parade des petits délits, c’est le
cambriolage qui est en tête, suivi des vols de
portables cependant, toutes les statistiques
sont bien en dessous des pays de l’Europe
occidentale.
Pour les voyageurs, il y a donc très peu de
risques. Il faudra néanmoins rester attentifs
dans les endroits forts touristiques du pays et
particulièrement où la foule est dense.
A Istanbul, les touristes ne sont pas en proie
au harcèlement que l’on pourrait craindre dans
les quartiers défavorisés. Ainsi, il est tout à
fait possible de se balader sans encombre dans
des quartiers déshérités comme Fener, Balat,
Ayvansaray ou Dolapdere. Ces quartiers ne sont
presque pas visités par les touristes et les
habitants pourront parfois s’étonner de la
présence d’étrangers. Parfois, des enfants
quémandeurs pourront s’adresser aux visiteurs.
Dans ce cas, il faudra être ferme d’autant plus
qu’ils n’oseraient jamais faire pareil à un
adulte turc.
Tarlabasi est un autre quartier défavorisé de la
métropole. S’il n’y a absolument pas de risque
de s’y balader en journée, on le déconseillera
néanmoins en soirée.
Sultanahmet est le haut lieu du tourisme et est
un quartier inhabité. Depuis quelques années,
les habitants d’Istanbul vont s’y balader en
journée même si la réputation de Sultanahmet
n’est pas vraiment bonne. Pour les touristes, le
principal désagrément est le harcèlement
continuel des rabatteurs des marchands de tapis
qui donnent non seulement une image détestable
de la Turquie, mais qui profitent de la naïveté
de certains étrangers pour demander des prix
ahurissants.
Beyoğlu est une mairie très grande et très
peuplée dont une partie, l’ancien Péra est
toujours fréquenté par une foule dense, de jour
comme de nuit. On sera donc prudent avec ses
affaires. Le quartier de Taksim (au nord de la
place du même nom) n’est pas très bien fréquenté
le soir. Ces innombrables bars en sont la cause.
Là aussi, certains rabatteurs sévissent pour
emmener les étrangers dans des bars avec « konsomatriz »
(sorte de prostituée) où le verre peut coûter
très cher (jusqu’à 1000.—euro, selon les
plaintes enregistrées dans les consulats).
Les parcs publics restent ouverts toute la nuit.
Il est recommandé de ne pas s’y balader en
pleine nuit.
Petites
arnaques :
Les arnaques les plus fréquentes se passent lors
des déplacements en taxi. Certains chauffeurs
malhonnêtes profitent de la confusion des
étrangers sur les coupures de billets de banque.
En tendant un billet de 50 livres, le chauffeur
prétendra que vous lui avez donné qu’un billet
de dix livre. Pas facile non plus de repérer le
détour qu’il aura fait. Il est bon de savoir
qu’un trajet entre le centre (Galatasaray, par
exemple) et Sultanahmet (Ste Sophie) revient à
environ 10,00 livres (janvier 2010).
Il est conseillé de ne pas acheter les produits
que l’on propose au sortir des bazars (faux
parfums, faux Lacoste, et faux en tous genres).
Certains restaurants appliquent des prix
extravagants pour les touristes, c’est le cas
principalement dans les quartiers de Kumkapi,
sur les quais de Karaköy / Galata, sous le pont
de Galata et dans le passage des Fleurs (Cité de
Péra).
A la mosquée Bleue, des rabatteurs font croire
aux visiteurs que la mosquée est fermée pour
cause de prière. Il n’en sera rien, ceci étant
dit pour vous inviter à boire le thé… dans un
magasin quelconque. Les prières ont lieu vers
13h15 et vers 17h15 en journée.
Toutes les mosquées peuvent se visiter
gratuitement, dans toute la Turquie. Il est
possible de laisser un don contre lequel vous
recevrez une quittance. Ceci n’est pas une
obligation. Dans certains lieux (Rüstem Paşa,
Sokullu Paşa, Sehzade Mehmet Camii), les
gardiens agressent verbalement les visiteurs
étrangers en leur demandant une « entrée » à
payer qui est destinée à leurs poches. Refuser
énergiquement, ce sont des voleurs qui opèrent
dans des lieux sacrés ! Dans la cour de
Saint-Antoine-de-Padoue, des mendiants exhibent
un soi-disant papier officiel pour essayer de
vendre des cartes postales, des guides touristes
ou autres. Veuillez vous plaindre au prêtre
présent à l’intérieur de l’église.
Les petites mosquées et les petites églises sont
souvent fermées pendant la semaine. Au cas où un
gardien ouvrirait la porte pour faire visiter,
il serait de bon ton de laisser un petit
pourboire (3 ou 5 livres).
D'autres arnaques nous ont été signalées par des
touristes, notamment à Kadıköy où de faux
policiers en civil ont demandé papiers et argent
en étant menaçants. D'autres touristes, se sont
faits voler sur le pont de Galata et sur la
place de Karaköy, par de jeunes (16 -18 ans)
gitans.
En cas de vol, d'agression ou petite arnaque,
toujours faire une déposition au poste de police
le plus proche ou au poste de la police
touristique de Sultanhamet (près de la Citerne
Basilique), éventuellement à votre consulat.
Note spéciale pour les familles
Comme partout en Europe orientale, la famille à
encore son importance en Turquie. Les Turcs
adorent les enfants et partout on offrira
quelques choses à vos bambins. On demandera leur
âge en ajoutant “Masallah” et en posant un tas
d’autres questions.
Ici, plus qu’ailleurs, les parents et leurs
enfants, se sentiront protégés par tout un
peuple respectant la famille. |