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Maintenant que vous avez mis de côté les
préjugés démodés, vous pouvez commencer
à vous intéresser aux richesses
humaines, historiques et monumentales de
la Ville des villes.
Que voir ? Que faire ? Difficile à
donner des priorités, car les goûts des
voyageurs varient aussi bien que le type
du voyage lui-même. Si vous avez choisi
une formule «all inclusive», laissez
votre guide vous emmener voir en vitesse
les principaux monuments et les magasins
qui donnent des commissions. Vous
n’aurez rencontré aucun stambouliote,
mais saurez tout sur les tapis. Par
contre, si vous avez choisi de voyager
«intelligent», essayer de composer un
cocktail de
musées,
mosquées,
marchés en n’hésitant pas à varier
les quartiers qui peuvent être
complètement différents les uns des
autres.
Mais en premier lieu, il s’agit de
savoir dans lequel de ces
innombrables quartiers, il faut
loger. Là encore, tout dépend de ce que
l’on recherche. Plusieurs guides
conseillent de loger dans le
quartier de Sultanahmet à deux pas
de
Sainte-Sophie. Est-ce vraiment pour
avoir ses repères religieux ou pour
rester entre touristes ? En tous les
cas, ce n’est pas pour rencontrer des
Stambouliotes. En effet, le quartier
n’est pas habité et on y trouve que des
magasins et des restaurants pour
touristes, ainsi que des hôtels, pas
forcément de classe. Sultanahmet se
trouve bien dans la
vieille ville, mais ne couvre que 3%
de la totalité de l’Istanbul historique.
Si l’on préfère le calme à la tempête
mercantile, on pourra choisir un
quartier dans le
centre historique, mais loin des
cars de touristes à chapeaux fleuris.
Laleli,
Sehzadebasi et la partie Est d’Aksaray,
présentent l’avantage d’être centraux,
mais le désavantage de ne pas être
habités non plus. En effet, cette zone
de la vieille ville est consacrée au
commerce, particulièrement du textile.
La partie ouest d’Aksaray,
qui se poursuit avec les quartiers de
Findikzade, Haseki et Vatan, est habitée
par les classes moyennes et bien
desservie par les transports en commun
(bus, tram, métro). Architecturalement,
ce n’est pas merveilleux, mais on y
trouve tous les avantages d’un quartier
peuplé : supermarchés, restaurants de
toutes classes, services, etc.
Toujours dans la vieille ville, les
quartiers de
Fener,
Balat (Corne
d'Or) et
Samatya, ont conservé de nombreuses
maisons anciennes, dont une partie est
restaurée. Quartiers populaires et
riches en histoire, ils conviennent bien
à ceux qui veulent une immersion dans la
vie stambouliote, tout en étant au
calme. Malheureusement, ces quartiers ne
contiennent que peu d’infrastructures
hôtelières, sauf quelques hôtels de
charme et quelques appartements à louer.
Dans le
centre historique d’Istanbul, la
zone la plus recommandable est sans
doute celle des anciens quartiers latins
de
Galata et de
Péra. Non seulement ces deux grands
quartiers sont habités, mais c’est aussi
là, que beaucoup de Stambouliotes vont
passer leurs soirées. Tout en offrant
une animation continue, les deux
quartiers historiques, qui se divisent
en d’innombrables sous-quartiers, ont
conservé des zones calmes et
tranquilles. A
Péra comme à
Galata, les
hôtels très bon marché, type auberge
de jeunesse n’existent presque pas. Il
s’agit plutôt d’hôtels
entre 3 et 4*, ainsi que des
hôtels de charme. On y trouve aussi
des appart-hôtels ou des appartements de
vacances. C’est le haut lieu des
soirées stambouliotes et on y trouvera
facilement des boîtes, des restaurants,
des cafés ainsi que des théâtres,
cinémas, salles de concert et l’opéra.
Plusieurs rues bohèmes, se situent du
côté de
Tünel, ce qui donne un charme
certain à la « colline des Latins ». Du
côté des transports en commun, les deux
quartiers sont bien desservis par les
bus, le
métro, le tram ainsi que par un vieux
tram qui traverse Péra et le
vieux funiculaire qui relie le pont
de Galata à la place du Tünel. Depuis
ces deux quartiers, il est également
aisé de rayonner à pied vers le
palais de Dolmabahçe (en empruntant
le funiculaire Place Taksim-Kabataş), le
bazar Egyptien et certains
musées, dont le tout nouveau musée
d’Art Moderne.
Certains préféreront loger en dehors du
centre historique afin de profiter des
hôtels de luxe classés 5* ou pour
s’immerger dans la frange de la
population stambouliote qui n’a aucun
contact avec le tourisme de masse. A
Taksim,
Elmadağ,
Harbiye,
Maçka et
Beşiktaş, on trouvera
essentiellement des hôtels de luxe, sauf
pour
Taksim où l’on trouve également des
hôtels 3 et 4*. Du côté de
Şişli, Bomonti
et
Ortaköy, on trouve des hôtels toutes
catégories, tandis que le tourisme
d’affaire se concentre dans les
banlieues de
Yeşilköy (San Stefano),
Levent, Ulus ou
Maslak.
Enfin, sur la côte anatolienne du
Bosphore, les quartiers d’Üsküdar,
de
Kadiköy, Moda,
Kalamiş,
Bostancı,
Kartal ont aussi des infrastructures
hôtelières de toutes catégories et
notamment dans les alentours de l'aéroport
Sabiha Gökçen.
A noter aussi que le tourisme estival
est attiré par les rives du
Bosphore, parfois de la
Corne d'Or, et l’on trouve des
hôtels dans les villages des deux côtés
du détroit, même assez éloignés du
centre. Idem pour les
îles des Princes et les côtes de la
mer de Marmara.
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