Îles des Princes
(KIZIL ADALAR – PAPAZ ADALARI)
Province d'Istanbul
A 15 kilomètres au sud de la ville, l’archipel
des Princes est formé de neuf îles dont cinq
sont habitées. Retraites des empereurs déchus et
des moines ascétiques, on y déportait également
sous Byzance, les princes dont on ne voulait pas
qu’ils accèdent au trône, de préférence en leur
crevant les yeux. Les Ottomans se contentèrent
d’y déporter
les chiens
des rues de la ville en 1910, sur l’îlot d’Oxia.
Ils revinrent à la nage, ce qui fit regretter
aux organisateurs de l’exode de ne pas avoir
utilisé les méthodes amauroses des Byzantins.
Léon Trotsky y a écrit en 1932, sa fameuse
"Lettre de Prinkipo" sur la Révolution
d'Octobre.
Sur chacune de ses îles, on trouve des traces de
monastères des premiers temps du christianisme.
Aujourd’hui il reste une dizaine de monastères
orthodoxes, une vingtaine d’églises, cinq
mosquées, trois synagogues et d’innombrables
ayazma (sources sacrées). Mais, les
religieux ne sont pas les seuls à savoir où se
trouvent les bonnes planques. Toute la
bourgeoisie stambouliote passe l’été aux îles
depuis la nuit des temps. Les
maisons de bois
rivalisent de beauté et d’originalité et sont
entourées de
jardins fleuris
où
les chats
sont roi. Les clubs les plus mondains ont un
pied-à-terre sur l’une ou l’autre de ces îles.
Voir index
Comment y aller ?
Par « vapur »
de
Kabatş-Eminönü
en 1h30.
Autres bateaux
au départ de Bostanci et de
Kadiköy.
Deniz otobüsü (express)
de Kabatas et, le soir, d’Eminönü. Le
déplacement d’une île à l’autre par « vapur »
est gratuit.
Voir index
A voir, à faire
Une balade aux îles demande au minimum une
journée, mais il serait préférable d’en passer
plusieurs afin de profiter de toutes les îles.
Chacune compte de somptueuses demeures en bois
(yali)
construites par la bourgeoisie stambouliote au
XIXe siècle et au début du XXe. Ici, pas ou peu
de traces de Byzance et des Romains, mais les
empruntes immortelles de la fin d’un Empire. On
consacrera du temps à visiter les monastères et
les cafés plantés à côté. Les plages ne sont pas
très attractives et il est préférable se rendre
sur le Bosphore ou sur la mer Noire pour faire
trempette.
Voir index
Se loger, se restaurer
Les
hôtels
ne sont pas bons marchés, mais il y a plusieurs
vieux palaces, genre Orient-Express, qui valent
la peine d’être essayés.
Les îles regorgent de restaurants à tous les
prix. A
Büyükada
(Prinkipo en grec), évité
soigneusement les restos à gauche de l’embarcadère,
dont les rabatteurs racolent déjà sur le bateau.
Ils sont chers et mauvais.
Voir index |