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André (de) Chénier : poète levantin
(Constantinople 1762- Paris 1794).
Sa mère est romaine (grecque d'Istanbul), son
père français, il s'inspire donc de la culture
hellénique et de la philosophie française dès sa
jeunesse. Poète de la révolution libérale il
s'indigne contre les excès de la Réforme...ce
qui le mène tout droit à la guillotine. Son
œuvre posthume (1819, éditée par Latouche) fait
un tabac auprès de la jeunesse romantique qui
voit en lui l'alliance de l'inspiration sincère
et du culte de l'art. Victor Hugo dira "une
poésie nouvelle vient de naitre"...
"L’invention", "idylles ou bucoliques" (beauté
plastique et musicalités antiques)... "Elégies"
et "Pièces à Fanny" sont des œuvres de poésie
lyrique dont les thèmes sont chers aux poètes du
18ème. D'inspiration moderne on trouvera des
œuvres telles que "L'Hermès" ou "L'Amérique" qui
auraient été l'épopée de la Science et du
Progrès. Enfin, les cent vers des "Iambes"
clameront sa révolte devant les exactions de la
Terreur, et le feront apparaitre comme un
admirable poète satirique.
Sa maison natale, à
Galata
est toujours debout, mais transformée en
consulat par le Comte de St-Priestre en 1770,
elle sert actuellement d’atelier de fabrication
de néons. Cette demeure est connue sous le nom
turc de :
Sen Piyer Han
(Maison St-Pierre). Une plaque
indique la naissance du poète en 1762 et en
dessous on trouve les armes du Comte de St
Priestre. La maison voisine était l’ancienne
“Banque de la Nation Française”, d’où le nom de
la rue – Eski Banka sokak – (Rue de l’Ancienne
Banque). L’état de délabrement avancé des deux
bâtiments, donne une idée de l’intérêt que la
France et la Turquie, portent à leur patrimoine
national respectif. |