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Né le 24 décembre 1798 à Zaocie, près de la
ville de Nowogródek en Pologne-Lituanie, il fut
baptisé Adam Bernard, le 12 février de l’année
suivante. Il était d’une petite famille
bourgeoise, ce que lui permit de rentrer en1807,
à l’école de Nowogródekles où des Dominicains
commencèrent son éducation. Son premier poème
date de cette période. Après la mort de son père
Mikolaj le 16 mai 1812, la situation financière
de la famille se détériora, alors que l’été de
la même année, les troupes napoléoniennes
traversaient le pays, en direction de Moscou.
C’est sa mère Barbara (née Majewska), qui se
chargera seule de financer l’éducation de son
fils.
En 1815, il entra à la faculté de Physique et
Mathématiques à Vilnius. En 1818, il publiait
son premier poème imprimé, Zima Miejska,
alors qu’il rentrait dans une société secrète
qui luttait contre l’occupation russe du pays.
En 1822, il publiait son premier recueil de
poèmes à Vilnius, Poezyje, dédié à ses
amis de l’université.
En juillet 1823, la répression contre la
résistance devint plus dure et Mickiewicz fut
arrêté le 4 novembre de la même année. Il fut
emprisonné dans la basilique d’un monastère
jusqu’en 1824 pour avoir « incité les habitants
des provinces polonaises à se rebeller contre
l’autorité russe ». Il dut ensuite, s’exiler en
Russie où il demeura 5 ans en voyageant entre
Saint-Pétersbourg, Odessa et la Crimée. Il
publia en 1825 Sonety krymskie. De
décembre 1825 à avril 1928, il vécut à Moscou où
il entra comme employé dans les bureaux du
Gouvernement Général. Ce poste lui permit
d’avoir des contacts avec l’élite de Moscou et
de Saint-Pétersbourg. Il devint ami avec
plusieurs Décembristes, comme Rylejew et
Biestuzew. Il publia deux œuvres en 1826 et
1828, à Saint-Pétersbourg. Pour services rendus
à la Russie, il reçu en mai 1829 un passeport,
ce qu’il lui permit de quitter le pays à bord
d’un bateau anglais à destination de Hambourg.
Il voyagea ensuite à travers l’Europe : Berlin,
Bonn, la Suisse, l’Italie. En 1830 il se rendit
à Varsovie avec un faux passeport. Puis en mars
1832, on le retrouve à Dresde où il écrit une
partie de Dziady qui sera publié en
France. En juillet 1832, il décide de
s’installer à Paris où il compte passer le reste
de sa vie. Au début de son installation en
France, il reste éloigné du milieu de ses
compatriotes, puis il devint volontaire pour un
groupe d’émigrés. Plus tard encore, il devint
membre de la Société Littéraire et de la Société
des Citoyens Lithuaniens et Russes. En 1833, il
est l’éditeur et le journaliste le plus
important de "Pielgrzym Polski" (Pérégrinations
Polonaises).
En
1834, il se marie avec Celina Szymanowska, dont
il eut six enfants entre 1835 et 1850. En 1839,
il devint lecteur de littérature latine à
l’Université de Lausanne, jusqu’à l’automne 1840
où il entra à la Chaire de Littérature slave au
Collège de France.
En juillet 1841, il fait connaissance avec
Towianski, et adhère rapidement à ses idées
sociales, mais accusé de propagande par les
autorités, sa chaire, lui est retirée en mai
1844.
En 1849, il fonde à Paris, avec un groupe
d’émigrés de différentes nationalités, "La
Tribune des Peuples", journal qui propagera des
idées sociales très radicales. Le journal fut
interdit en 1852, après l’intervention de
l’ambassade russe auprès des autorités
françaises.
En 1855 durant la guerre de Crimée, Mickiewicz
se rend dans l’Empire ottoman afin d’encourager
et d’organiser la Légion polonaise auprès des
Ottomans, contre la Russie. Il rencontre à
Istanbul, une communauté importante de réfugiés
polonais, installés dans la capitale ottomane et
dans la région (Adampol
/ Polonezköy).
Il meurt le 26 novembre 1855 dans
sa maison de Péra,
probablement du choléra. Son corps sera
transporté en France et enterré au cimetière de
Montmorency. En 1890, les restes seront
transférés en la cathédrale de Cracovie.
D’après un texte de :
http://monika.univ.gda.pl/~literat/autors/mick.htm
Autres
personnages connus de passage /
Ottomans ou Turcs
connus |