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Les kaderi sont une branche soufie
hanbaliste
: Cheikh Abdel Kader Gailani ou Abd al-Qadir al
Jilani (1077-1166) est le fondateur de la
confrérie. Les pratiques choquantes des
kaderi (automutilations – avaleurs de
sabre), ont les mêmes origines que celles des
halveti,
mais ceux-ci poussent à l’extrême leurs
démonstrations.
Jilani était originaire du Gilan dans le Caucase
et fut à la fois soufi, théologien, et juriste.
Sa doctrine est une observance et un respect de
la Loi, une lutte contre les passions en une
intériorisation du Jihad (lutte intérieure
contre ses propres démons). Ce fut un très grand
prédicateur et tous ses sermons passèrent à la
postérité. Il a défendu le soufisme, tout en
étant assez traditionaliste et selon lui
l'ascétisme et toutes les pratiques menant à
l'extase devaient être surveillées et mesurées.
Comment l’ordre est parvenu à de telles
démonstrations ? Cela reste un mystère, mais
l’influence des fakirs n’est pas à exclure.
Après sa mort, ses disciples propagèrent une
légende qui aboutit à la formation d'un ordre en
Syrie, Egypte et Yémen. La confrérie se répand
vraiment au XVe siècle et le tombeau du cheikh,
à Bagdad, devient un lieu de pèlerinage. Il y a
aussi des extensions de l'ordre en Inde. La
confrérie s'implante au XVIIe siècle à Istanbul.
Son cheikh d'alors Ismail Tusmî aussi appelé Pir
Thanî a fondé
un couvent
qui existe toujours dans
le quartier de
Tophane.
Communautés
soufies
D'après un texte de Sandrine Alexis |