|
L’Eglise Romaine-orthodoxe d’Antioche, dite
Roum-orthodoxe ou grecque-orthodoxe ou melkite
orthodoxe.
La branche de l’Eglise d’Antioche qui est
demeurée fidèle à Chalcédoine fut appelée
« melkite » et comprenait tant des hellénophones
que des araméophones (les fameux maronites).
Le terme Melkite est peu utilisé par cette
juridiction qui se perçoit (comme d’ailleurs la
syriaque-jacobite) comme le continuateur
légitime du tronc commun d’Antioche. Le terme
melkite est plus réservé à l’usage historique.
Cette juridiction est formée actuellement de
populations arabophones. Jusqu’au XVII°s, les
langues liturgiques étaient le grec et le
syriaque. Actuellement c’est essentiellement
l’arabe avec un peu de grec. Le siège patriarcal
est à Damas.
Les diocèses de la diaspora, notamment en
Amérique, se disent explicitement « Antiochian
Orthodox Church» pour ne pas être confondus
avec les « orthodoxes grecs » au sens
ethnico-linguistique du terme. Cette juridiction
comprend un « vicariat du rite occidental »
dirigé par un prélat américain (anglo-saxon),
Mgr Guilquist.
A l'Ouest de la Turquie et particulièrement à
Istanbul, on désigne les orthodoxes d'Antioche
sous le nom de melkites et non Roum-orthodoxes
afin de les différencier ethniquement des Grecs
(Roums).
Les melkites orthodoxes de Turquie ont une
Eglise organisée uniquement dans la province
d’Antioche (Antakya) ou ils forment une minorité
importante. Ils sont toutefois bien représentés
dans les grandes villes du pays, notamment à
Mersin, Adana, Ankara, Izmir et Istanbul. Dans
ces villes, ils fréquentent les églises
orthodoxes (et hellénophones) dépendantes du
patriarcat de Constantinople (Istanbul – Fener /
Phanar). Le patriarcat n’autorise en aucune
façon les messes en arabe (la langue maternelle
des melkites orthodoxes) ou en turc (la langue
nationale), sur tout son territoire canonique.
La province d’Antioche / Hatay est en dehors de
ce territoire.
Bien que les mariages mixtes ne soient pas très
fréquents entre arabophones et hellénophones,
les melkites orthodoxes de Turquie subissent une
intense hellénisation. Comme ils ne sont pas
reconnus en tant que minorité ethnique, mais
uniquement comme minorité religieuse, les
melkites sont complètement sous l’emprise du
patriarcat d’Istanbul. Hormis dans leur
territoire d’origine, la scolarisation est
possible qu’en grec (écoles privées) ou en turc
(écoles publiques). La langue de l’Eglise étant
également le grec, l’arabe est confiné au milieu
familial. Au bout de quelques générations, la
langue arabe finit par disparaître.
Patriarcat
d'Antioche
Melkites
catholiques
Communautés
arabes de Turquie
|