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Au Concile d’Ephèse, le dogme de la Theotokos
est rejeté par Nestorius, Patriarche de
Constantinople (un calviniste avant l'heure). Il
est déposé, mais une partie des chrétiens de
l’Orient le suit dans sa protestation.
Il s’agit essentiellement de chrétiens
«syro-araméens » vivant le long de la frontière
de l’Euphrate et au-delà dans l’Empire parthe ou
Sassanide. Ainsi se constitue une juridiction
« non-romaine », dont le siège est à
Séleucie-Ctésiphon en territoire Parthe
(sassanide). C’est ce qu’on a appelé l’Ancienne
Eglise de l’Orient ou « Eglise
nestorienne » par référence à sa théologie ou
encore « assyrienne » par référence à ses
racines ethnico-linguistico-historiques. Cette
Eglise assyro-nestorienne (ou syro-orientale) se
répandra sur l’ensemble du continent asiatique,
elle demeurera indépendante de toute juridiction
romaine et confessera toujours une théologie
nestorienne.
Ces « nestoriens » parlant le dialecte
assyro-araméen oriental sont appelés parfois
« assyriens », au sens religieux. Le
qualificatif « Ancienne Eglise de l’Orient » que
se donne à eux-mêmes ces « assyriens » ou
« nestoriens » se dit en arabe « suryani kadim »
c’est à dire « ancien syrien ou ancien
syriaque », car pour les autres populations de
l’Orient, les « assyriens ou nestoriens » ne
peuvent pas monopoliser le qualificatif d’Eglise
de l’Orient.
Aujourd'hui, le Catholicos de Séleucie-Ctésiphon
(parfois dit de Babylone) réside aux Etats-Unis
(!).
En
Turquie, il n'existe plus d'Eglise organisée.
Les nestoriens vivent dans les régions
frontalières avec l'Iran et l'Iraq.
Autres Assyriens
Histoire du patriarcat d'Antioche
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