L’Uniatisme de la Contre-Réforme
Au XVIe s. après la Réforme, le patriarcat
romain d’Occident ou Eglise catholique organise
la Contre-Réforme qui sera confiée aux jésuites.
Ces derniers inventent la formule dite
« uniate » où des « non-catholiques » de
différents rites se soumettent à la juridiction
de la Curie romaine tout en gardant leurs usages
et leurs langues liturgiques. Ainsi, apparaît
une idée nouvelle, à savoir: Communauté =
Rite ET Juridiction (romaine
ou non romaine).
Les « maronites » passèrent en bloc sous la
juridiction romaine à partir des Croisades, ce
ne sont pas de « purs » uniates car il n’y a pas
deux « juridictions » maronites rivales. Le
Patriarcat maronite est dit d’Antioche.
Le premier mouvement uniate fut initié en
« Russie subcarpathique » par l’Union de
Brest-Litovsk (1596) qui vit la création de
communautés dites « grecques-catholiques » en
Ukraine, Biélorussie, Slovaquie, Transylvanie,
Galicie, Podolie etc. Ces « grecs-catholiques »
slavophones sont distincts des
« gréco-catholiques » hellénophones d’Albanie,
de Corfou, de Sicile, de Calabre, d’Italie du
Sud (les italo-grecs).
Le deuxième mouvement uniate est né à partir
d’Alep en Syrie en 1724 par la formation de
patriarcats rivaux. Ainsi se constitueront
progressivement au XVIIIe et au XIXe siècles les
juridictions suivantes :
- Patriarcat « grec-catholique » ou
« melkite-catholique » ou « Byzantin-Melkite »
ou « Roum catholique » etc.
d’Antioche-Jérusalem-Alexandrie.
-Patriarcat syriaque-catholique ou
syrien-catholique d’Antioche
- Patriarcat arménien catholique
-Patriarcat
chaldéen
(ex assyro-nestoriens passés à Rome)
- Patriarcat
copte-catholique
(des uniates coptes constitués en patriarcat à
la fin du XIXe s.)
Patriarcat
d'Antioche |
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