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Balade
d'une journée complète
Balade d’une
demi-journée
Balade en soirée
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| Départ au guichet no
1 à Eminönü
9h15. Arrivée à Eyüp
à 9h45. Depuis l’embarcadère, on peut se rendre dans le village en passant dans des
rues bordées de maisons en bois, en direction de la mosquée
de Sultan Eyüp. De grands cimetières précèdent la mosquée, qui est surtout connue
pour le mausolée
abritant le saint homme, mort au siège de Constantinople au VIIIe siècle. |

Eminönü - départ des bateaux |
Il est possible de visiter autant le
mausolée que la mosquée, bien que cette dernière, reconstruite en 1800, n’ait pas
d’attraits particuliers. Derrière la mosquée, un sentier pavé mène en haut de la
colline, en traversant un cimetière rempli de stèles de l’époque ottomane.
De là, le panorama qui s’étant sur toute la Corne d’Or, est joli et l’on peut
profiter de la terrasse du café Pierre Loti,
en savourant un thé à l’ombre des platanes. |

Quartier de Fener |
| Prévoir de reprendre le bateau à 12h00,
afin d’arrivée 20 minutes plus tard au débarcadère de Fener. On pourra
facilement se restaurer ou boire une bière en arrivant, par exemple au Kapris Meyhane (maison en bois au bout du parc à
gauche de l’embarcadère), où l’on vous proposera des spécialités de la cuisine
stambouliote. Demander à sortir du restaurant par la porte arrière, afin de tomber
directement dans la rue du patriarcat
œecuménique de Constantinople et de la Nouvelle Rome. L’entrée se trouve à
quelques dizaines de mètres du Kapris Meyhane, et l’église est toujours ouverte aux
visiteurs. C’est le centre du Monde orthodoxe et Sa Sainteté Bartholomé II, exerce
d’ici son autorité sur 200 millions de fidèles. |

Débarcadère à Balat |
En sortant du patriarcat, prendre à gauche
et longer longuement la rue. Après 300 mètres, en ayant passé de loin sous la Grande
Ecole grecque, on arrive dans le quartier de Balat. Au centre on y
trouve plusieurs synagogues
en activité, mais une autorisation du Grand
Rabbinat est nécessaire pour la visite. En continuant sa route en longeant la Corne
d’Or (rue intérieure), on passera devant l’église arménienne des
Archanges, puis la mosquée
Ferruh Kethüda, avant d’arriver dans le quartier d’Ayvansaray.
Ayvansaray contient de nombreuses traces du passé, car c’est en ce lieu que se trouvait
le domaine
impérial des Blachernes, constitué de 6 palais et de nombreuses dépendances. On y
trouve également la fameuse église des
Blachernes, ou plutôt, la chapelle impériale abritant la source sacrée, dont les
bases remontent au IVe siècle, époque de sainte Pulchérie. Le bâtiment principal a
disparu lors d’un incendie en 1447. Il contenait le Manteau de la Vierge, qui fut
dérobé par les Croisés en 1204 et qui se trouve aujourd’hui exposé à la cathédrale
de Chartres, en France. La source est toujours considérée comme miraculeuse, et fait
l’objet de pèlerinage pour de nombreux orthodoxes. Dans les environs, l’ancienne
église byzantine de Saint-Pierre
et Saint-Marc, a été convertie en mosquée par les Ottomans. Elle présente
toutefois un intérêt particulier, pour son architecture d’époque, bien conservée. |

Mosquée de Soliman |
Les remparts terrestres sont en vue depuis
l’église des Blachernes et c’est la Tour
des Blachernes, qui domine l’ensemble très bien conservé sur ce tronçon. En
suivant la muraille, on arrive à un promontoire dominé par la mosquée sinanienne d’Ayvaz
Efendi. Elle est placée sur le site du palais d’Alexis
Comnème, dont deux tours sont encore bien visibles. Elles portent les noms de deux empereurs qui y furent
enfermés : Anemas
et Isaac Ange.
En restant à l’intérieur des remparts, on peut les suivre jusqu’en haut de la
colline, où se dressent les ruines les plus significatives de l’époque byzantine, le palais de
Constantin Porphyrogénète, dit de Tekfur. Les plus anciens éléments de la
construction, datent du Xe siècle.
A quelques dizaines de mètres du palais, vers l’intérieur de la ville, se tient la
petite église orthodoxe de Notre-Dame de Tekfur. Il s’agit d’une église de quartier,
toujours en fonction, dont la reconstruction date du XIXe siècle. |

Cibali |
| En contrebas de l’église, un long
escalier emmène en bas de la colline. En tournant à droite et en longeant quelques
dizaines de mètres la rue, on arrive d’abord au hammam
du Pacha, puis devant une ancienne maison en bois richement décorée de sculptures.
Le dessous des balcons, montre des étoiles de David et indiquent que cette maison
appartient à la communauté juive du quartier de Salmatomruk. Juste en face, se tient la synagogue
Ichtipol (İştipol), elle aussi en bois. |

Pèlerins au patriarcat
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| Plus haut dans la rue, l’église
orthodoxe de la Panaya, est ouverte aux visiteurs, mais il faut sonner afin que le
gardien vienne ouvrir la lourde porte de fer. Reconstruite au XIXe siècle sur une
structure byzantine, l’église de quartier, est simple en architecture, mais la
décoration est assez riche, notamment l’iconostase. |

Au port de Fener
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| A quelques dizaines de mètres au-dessus de
l’église, un trésor de l’architecture byzantine a survécu aux tremblements de terre
et aux dommages du temps. Il s’agit de la fameuse église de Saint-Sauveur
stin Chora (Kariye Müzesi), dont les mosaïques sont exceptionnelles. C’est l’un
des monuments des plus visités d’Istamboul, et c’est ici que l’on peut voir les
plus belles mosaïques de la ville, avant Sainte-Sophie même.
L’église fut convertie en mosquée par les Ottomans, mais les mosaïques n’ont pas
été détruites, ni les fresques se trouvant dans la chapelle funéraire. La mosquée fut
à son tour convertie en musée dans les années 30 (fermé le mercredi). |

Marché de Balat |
A cent cinquante mètres de Saint-Sauveur,
la mosquée sinanienne de la sultane
Mihrimah, couronne la sixième colline de la ville. On reconnaît aisément le style
de l’architecte Mimar Sinan qui a construit les plus belles mosquées de la ville (Soliman,
Sehzade,
Rüstem
Pacha, Sokollu
Pacha, etc.). Celle-ci fait partie des dix premières, même si ses dimensions restent
assez modestes pour une mosquée impériale.
C’est ici, à la Porte d’Andrinople (Edirnekapi), que se
termine cette balade sur la Corne d’Or.
Pour retourner vers le centre, on pourra prendre un taxi ou prendre le métro (station
Ulubatli), en longeant la muraille
sur 300 mètres, derrière la mosquée de la sultane Mihrimah. A la station de métro Aksaray, on pourra
prendre la ligne de tram, qui dessert tout le centre historique y compris Galata. |

Ancienne gravure représentant la fontaine sacrée des Blachernes
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