Silivri
Thrace
Autres noms connus :
Selymbria, Sylibria, Selubrie, Selubria, Seluvria, Eudoxiopolis.
Silivri est le lieu de naissance de Prodicos, disciple d’Hippocrate.
Les origines de la ville sont assez incertaines, mais généralement on pense que
Selymbria a été fondée par les Thraces. Plus tard, la ville fut colonisée par les
Mégariens, qui auraient par la suite, fondés Byzance.
Vers 410 av. J.C., la ville tombe aux mains des Athéniens et restera en leur possession,
jusqu’en 343, quand les Macédoniens l’annexent à leur royaume.
Devenue romaine, Arcadius restaure la ville et lui donne le nom d’Eudoxiopolis en
l’honneur de sa femme Eudoxia. Elle gardera ce nom au moins jusqu’au VIIe siècle. En
805, la ville est ravagée par les Bulgares qui pillent toute la Thrace. Elle est encore
détruite par Godefroy de Bouillon en 1096, lors de la première croisade.
C’est à Selymbria, au palais construit sous Michel III, que furent célébrées en
grandes pompes les noces de la princesse Théodora et du sultan Ohran en 1345.
Selymbria sera momentanément occupée par la République de Gênes, mais sera l’un des
derniers bastions à appartenir aux Byzantins, avant la conquête de Constantinople par
les Ottomans, en 1453.
Dans la période ottomane, Silivri, autrefois exposée aux invasions, n’a été que
momentanément occupée par des armées étrangères : les Russes en deux fois au
XIXe siècle, puis en 1912 par les Bulgares et entre 1920 et 1922 par les Grecs.
Jusqu’aux échanges de population de 1923, la ville comptait environ 8000 habitants
ottomans, orthodoxes pour moitié et musulmans pour l'autre. Dès les années 1920, un
nombre important de réfugiés musulmans des Balkans, vinrent s’y établir, notamment
des Albanais, des Bulgares et des Macédoniens.
La ville compte 108 000 habitants de nos jours. Elle n’a pas gardé beaucoup de traces
de sa longue histoire et le tourisme qui s’y développe, est essentiellement balnéaire.
Néanmoins, on peut encore y voir une partie de la muraille de Justinien, une citerne
byzantine, les restes du palais de Michel III et surtout, un admirable pont ottoman.
Située à 70 km d’Istanbul (centre de Taksim), Silivri est fréquentée surtout le week-end, par les
Stambouliotes.

Silivri - La citerne byzantine
 |