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Ceneviz evleri
XIVe siècle
Quartier
Galata–
Mairie de Beyoğlu
Peu de bâtiments génois nous sont parvenus
jusqu’à aujourd’hui. Les incendies fréquents et
les tremblements de terre, ont détruit
l’essentiel des constructions primitives des
Génois, du XIIIe et du XIVe siècle. Les
principaux bâtiments encore debout, sont
quelques fragments des remparts, la grande tour
(Galata
Kulesi) et trois petites tours.
Quelques maisons bourgeoises, le
tribunal, la
prison et le
palais du
gouverneur, malgré les outrages du
temps, témoignent encore du passé génois de
Galata. Ces derniers bâtiments, sont situés dans
la partie ouest de Galata, près de l’église
Saint-Pierre et Saint-Paul, elle même
ayant des fondations génoises. A l’est, près de
Saint-Benoît,
il reste également quelques maisons anciennes
qui peuvent être datées au XVIe ou XVIIe siècle.
Le podestat (palais du gouverneur), a subi de
graves dommages dans les années 1930, mais sa
partie nord montre encore une architecture
particulière au XIVe siècle. La construction
date de 1316 et est sans doute, avec la maison
située en face (1314), l’un des plus vieux
bâtiments génois de Galata. Les maisons situées
dans la même rue, un peu plus à l’ouest, sont du
XVIIIe siècle, mais malgré plusieurs siècles de
décalage, on peut aussi les qualifier de maisons
génoises. D’ailleurs, ce ne sont pas les seules
de cette époque, puisque dans la rue Perşembe
Pazarı, plusieurs bâtiments sont encore appelés
aujourd’hui « maisons franques ». Cette
appellation étonnante, reste souvent mystérieuse
pour les rédacteurs ou pigistes des guides
touristiques, qui ne comprennent pas que l’on
puisse nommer « franques » des maisons portant
des inscriptions en ottoman datant du XVIIIe
siècle. Pourtant il n’y a pas de mystère, les
étrangers étant appelés « Francs » par les
différents groupes ethniques de la métropole,
leurs maisons devenaient franques elles aussi.
Donc, il s’agit bien de maisons appartenant
autrefois à des étrangers et non de maisons
datant de l’époque éloignée de l’occupation
franque (les Croisés).

Quelques autres maisons anciennes, construites
entre le XIXe et XVIIIe siècle, sont encore
visibles entre le tribunal génois et la porte
Saint-Antoine, souvent coincées ou imbriquées
dans des constructions récentes, à
l’architecture d’un goût douteux. |