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La municipalité de Bakirköy s’est vue
amputer d’une grande partie de ses
territoires en 1957 (Zeytinburnu)
et 1989 (Küçükçekmece
et
Avcilar)
pour ne garder aujourd’hui que les
quartiers de Bakirköy, Osmaniye,
Kartaltepe, Zuhuratbaba, Zeytinlik,
Cevizlik, Sakizagaci et Yeni Mahalle
avec 223 000 habitants.
Le village byzantin d’origine portait
le nom de Hebdomon que les occupants
latins de 1204 baptisèrent Septimum,
parce que, situé sept lieues du
Millon d’où partait la Via
Egnatia reliant La Nouvelle-Rome à
l’ancienne.
Plus tard et jusqu’à l’arrivée des
Ottomans, les habitants grecs (roums)
appelèrent le lieu le grand village,
soit Makro Hori (Uzun Köy, en turc),
pour terminer avec le nom de Makriköy,
mélange de turc et de grec. C’est en
1925, que l’on changea officiellement et
définitivement le nom en Bakırköy.
Deux autres anciens villages sont à
l’ouest de Bakırköy séparés par des
zones militaires et l’aéroport
international :
Yesilköy
(San Stefano) et Florya.
Le premier est connu surtout par le
traité que la Russie victorieuse imposa
à l’Empire ottoman, le 3 mars 1878 et
dont les grandes puissances firent
atténuer la rigueur à leur profit au
Congrès de Berlin (pertes ottomanes dans
les Balkans, dans le Caucase, à Chypre
et dans la Mésopotamie du Sud).
San Stefano était essentiellement
habité par des Grecs et des Latins
jusqu’au XVIIIe siècle, puis vinrent des
Arméniens, des Russes, des Bulgares, des
Arnavites et des musulmans. Aujourd’hui
encore, c’est l’un des villages les plus
cosmopolites de la périphérie
stambouliote.
Florya ressemble beaucoup à
Yesilköy
– San Stefano dans sa
composition ethnique. Village de
pêcheurs jusqu’au début du XXe siècle,
son essor est dû à ses plages qu’il vint
à la mode de fréquenter dans les années
30. Aujourd’hui c’est une petite
bourgeoisie aisée qui y habite. On y
trouve de bonnes tables et on s’y
bouscule les fins de semaines.
Mis
à part la côte entre Yeşilköy et Florya,
la municipalité de Bakırköy ne propose
pas vraiment d’attraits touristiques
importants. Si les
hôtels
sont nombreux au centre et à Ataköy,
c’est surtout à cause de la proximité de
l’aéroport
Atatürk et la présence du
centre des Congrès (Ataköy).
La municipalité est bien pourvue en
transports en commun. On y trouve la
ligne sud de métro, des lignes de bus et
de dolmuş, la ligne de chemin de fer et
des importantes lignes de bateau. Il est
donc aisé de se déplacer vers le centre
névralgique d’Istanbul, le centre
historique ou vers la banlieue plus
lointaine.
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