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Ces trois
quartiers ont une histoire étroitement liée aux Levantins qui les peuplaient
d’une façon très majoritaire jusque dans les années 40. Pancaldi, le premier
quand on vient depuis la place du
Taksim, tire sont nom des fours qui y
étaient installés et surtout du pain qu’on y fabriquait : les pains chauds ou
pani caldi en italien.
C'est une famille de Levantins français qui a donné son nom au quartier de
Feriköy : les Ferry. On trouve leurs traces à la fin du XVIIIe siècle dans l’île
de Tinos qui appartenait alors à l’Empire ottoman et qui était la seule île
catholique en mer Egée. Quand l’île devint indépendante en même temps que la
Grèce, la famille Ferry s’installa à
Galata pour prospérer rapidement dans
les affaires. Le chef de famille, Pierre Ferry acheta une résidence secondaire à
San Stefano (Yeşilköy) et un terrain
de chasse non loin de
Péra, qui deviendra le quartier Ferry
(Feriköy). Il fit construire un pavillon à l’emplacement de l’actuel
cimetière catholique.
Une partie de cette famille quitta la Turquie dans les années 40, suite à
l'impôt sur la fortune (Varlık
Vergisi),
qui ruina l'économie turque en même temps que la plupart des commerçants
minoritaires. Cependant, il reste encore quelques Ferry de nos jours à Istanbul,
après plus de 200 ans de présence dans la Ville des villes.
Carl Bomonti était
Suisse et vint s’installer à Istanbul à la fin du XIXe siècle. Il fonda une
importante brasserie à peu de distance de la ville. La bière Bomonti devait
devenir une des principales marques du pays. Après la proclamation de la
République en 1923, la fabrication des alcools devint monopole d’Etat et la
brasserie passa aux mains du gouvernement. Ainsi la marque Bomonti disparut,
mais pas la brasserie qui fonctionne toujours dans ce qui est devenu le quartier
de Bomonti. Carl, repose à deux pas de là, au
cimetière protestant de Feriköy.
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