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Ancien nom :
Matraï
Bien
qu’étant la plus grande des municipalités de la côte rouméliote de la province
d’Istanbul (150 km2), Çatalca ne compte que 73 000 habitants répartis dans
d’innombrables villages entre la côte de la mer Noire et celle de la mer de
Marmara. Au Nord-ouest, Çatalca marque la limite entre les provinces d’Istanbul
et de
Tekirdağ
(Rodosto).
Connue autrefois
sous le nom de Matrai, la ville tomba sous la domination ottomane dès 1371, mais
c’est au XVIIe siècle qu’elle connut son âge d’or, quand le pacha Ferhad la dota
de sérails, d’un « tekke », d’un hammam et d’un bazar et la renomma
Çatalburgaz.
Jusqu’en 1924, la ville comptait une majorité de Grecs (Roums), mais l’arrivée
des réfugiés musulmans de Grèce à cette date, fit basculer la majorité au profit
de ces derniers originaires essentiellement du Golfe de Serres, Drama et Langaza.
Jusqu’en 1926, la ville et les villages des alentours formaient une préfecture
indépendante (province), puis furent rattachés à la province d’Istanbul ne
formant plus qu’une simple municipalité.
La côte de la mer
Noire reste, de nos jours, très sauvage et peu accessible. Les routes ne sont
pas nombreuses et même si quelques pistes les remplacent par endroits, elles
restent insuffisantes.
Le petit village de Belgrat (Belgrade), près de Karacaköy était peuplé de Serbes
qui furent déplacés au XIXe siècle d’un village du même nom se trouvant aux
abords de
la Forêt de Belgrade (Belgrat Ormanı) près de
Sarıyer. C’est un petit village
typique dont les habitants ont gardé le goût de l’hospitalité et les étrangers
sont toujours les bienvenus. Yaliköy, l’ancien village grec de Podima, est un
autre endroit qui mérite le détour tout comme le lac de Terkos qui est le plus
grand des lacs de la Roumélie turque. La ligne de train ne dessert que la partie
sud de la municipalité : Delikkaya, Ömerli, Yeşilbayır, Bahsuyas, Çatalca,
Kabakça. |