|
Çukurcuma est un quartier tranquil en
contrebas de la colline de Péra, dans la petite vallée qui sépare les quartiers de
Cihangir et de Galatasaray, et qui aboutit à Tophane, à l'entrée de Galata la génoise.
Situé plein sud, le quartier était habité autrefois par la petite bourgeoisie latine
d'Istamboul. Délaissé comme le reste de Péra, dans les années 40 / 50, le quartier est
redevenu à la mode depuis quelques années. On ne compte plus les restaurations des
anciennes maisons et l'installation d'artistes de toutes sortes. En 2004, l'inauguration
de la "Rue Française" a eu lieu, permettant aux
Stambouliotes des classes moyennes et supérieures de mieux faire connaissance avec
Cukurcuma, si longtemps délaissé. Il s'agit en fait de trois ruelles, dont la rue
d'Algérie, qui forment un ensemble complétement restauré et destiné au commerce
plutôt de luxe. Toutes les boutiques, les cafés, les restaurants et les hôtels, portent
des noms français.... ce qui fait oublier que le quartier a toujours été latin, mais
jamais français.
Mais Çukurcuma c'est avant tout le quartier des antiquaires, et cela depuis de nombreuses
années. On y trouve de tout, à tous les prix, mais souvent trop cher. La broquante
cotoie l'antiquité, dans un plaisant mélange de style étalé sur le trottoir pendant
les beaux jours.
Cukurcuma est connu aussi pour ces eaux. C'est une sultane qui en a demandé
l'exploitation au XVIIIe siècle et on ne trouve pas moins de quatre hammams, dans un
rayon de 200 mètres.
|
Plusieurs écoles sont encore
en activité à Çukurcuma ou en bordure du quartier, comme les deux lycées italiens,
l'école française Sainte-Pulchérie et celle de Pierre Loti. On y trouve également des
écoles publiques turques, mais les deux écoles grecques, l'école bulgare, l'école
primaire italienne et Saint-Michel, n'existent plus.
Côté architecture, c'est l'Art nouveau qui domine. Pour cause d'incendie, il n'y a
presque pas d'immeubles antérieurs à 1871, mais les plus importants et les plus beaux
sont des années 1880 - 1890.
| |