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Visite :
quartier des Antiquaires /
Péra
Sud
Lieu de départ : Devant l’église
Saint-Antoine-de-Padoue /
Galatasaray
Lieu d’arrivée :
Consulat de
France /
Place du Taksim
Temps nécessaire : 2 à 3 heures
Moment le plus agréable : milieu / fin
d’après-midi
Jour à éviter : le dimanche (jour de
fermeture des échoppes)
Possibilité : combiner cette visite avec
celle de la
rue Abdullah
Conseil : se munir du
guide Night & Day
qui donne les détails sur les habitants du
quartier et sur les monuments.
Utile
:
Plan de Beyoglu
Cette visite est possible avec un guide
francophone :
office@istanbulinsolite.com
Le tour que nous vous proposons de faire
individuellement, permettra de découvrir des
quartiers non seulement typiques, mais aussi
paisibles qu’agréables.
Ce circuit met en valeur l’architecture et donne
une approche de la population très cosmopolite
de
Péra.
Il n’y a pas de grands monuments sur cet
itinéraire, mais de beaux bâtiments reflétant la
richesse de ces quartiers au début du XXe
siècle.
Départ
L’itinéraire débute devant l’église
de Saint-Antoine-de-Padoue qui, bâtie
au tout début du XXe siècle, a remplacé un
autre bâtiment, qui se trouvait juste à coté.
Prendre la ruelle sur la droite de l’église, qui
débute par un escalier. L’Eski Çiçekci Sokak,
portait autrefois, le nom d’une célèbre
famille levantine :
Lorando. La rue permet de s’approcher du
quartier des Antiquaires en passant au pied de
l’impressionnante église Saint-Antoine et
derrière la loge maçonnique du Grand Orient,
bâtiment qui appartenait à la famille Baudouy.
Au bout de la rue, tourner à droite. Sur la
place, devant la librairie française de Madame
Efy, prendre à gauche.
Rue Française
(Fransiz Sokagi)
A moins de 50 mètres de la petite place, s’ouvre
une étonnante rue : la rue Française ! (photo).
Il y a quelques années, un original de la place,
imagina de créer un petit Paris à Istanbul,
comme si la métropole de l’Europe orientale ne
regorgeait pas assez de richesses culturelles.
L’idée fut donc de prendre une rue de
Péra
(l’ancienne rue d’Algérie), lui donner un look à
la française et d’ouvrir boulangeries,
coiffeurs, hôtels, restaurants, cafés et autres
commerces hors de prix, pour une clientèle
mondaine, résolument stambouliote. On ouvrit la
rue au printemps 2004 et depuis, la jeunesse
dorée d’Istanbul s’empresse de s’y montrer, tout
en se plaignant des prix prohibitifs qui y sont
pratiqués.
L’ensemble consiste en deux ruelles, qui n’ont
pas de particularités architecturales, malgré le
coup de peinture récent. Une maison sur deux est
peinte en jaune, l’autre en rose. Des géraniums
rouges et blancs (on n’a pas trouvé des bleus)
ornent les fenêtres de toutes les maisons et
font penser, à une petite ville allemande du
bord du Rhin. Au centre de la rue, une sculpture
apocalyptique devrait faire penser à l’art
français. Coté architecture, deux immeubles sont
intéressants avant de pénétrer dans la rue, sur
la gauche. Il s’agit des appartements Michel
Pacha (Mişel Paşa Apartmanı), pour le premier,
suivit de l’ancienne
école primaire italienne, aujourd’hui
Restaurant Cezayir. L’école fut un don du
banquier Camondo
à l’Italie après avoir reçu le titre de comte
par le roi Emmanuel de Savoie.
En sortant de la rue Française, prendre sur la
gauche.
NB : si vous ne désirez pas passer dans la Rue
Française et dans le sas du control, passez
devant l’entrée de ladite rue et suivre jusqu’à
la
maison Apellian
(escaliers sur la gauche de l’immeuble jaune).
Les bains de Çukurcuma
En remontant un peu la rue Karhiye Caddesi, on
commence à voir les premiers magasins
d’antiquités ou de brocantes. Avant que la rue
se courbe sur la gauche, deux anciens immeubles
sont intéressants : la maison Zehovitch (Zehoviç
Apartman), sur la gauche et la maison Louis
(Luyi Apartman) sur la droite. Après la courbe,
on arrive sur une place en contrebas d’un grand
mur, qui n’est autre que celui du
lycée de
Galatasaray.
Sur la droite, prendre l’escalier qui débute
avec un grand immeuble jaune, la maison Apellian
(Apelyan
Apartman).
Cette agréable ruelle piétonnière, bordée de
cafés, s’appelait autrefois la rue Rodolphe. Au
milieu, elle se divise en deux à la hauteur de
l’école
grecque Tarsis Varidou, en ruines.
Prendre sur la gauche et continuer jusqu’en haut
de l’escalier, en passant devant la partie
nouvelle (1969) et réservée aux dames, du
hammam de
Galatasaray.
C’est une sultane-mère, qui offrit
l’exploitation des eaux de la petite vallée (Çukurcuma),
qui s’étant entre
Galatasaray
et
Cihangir.
Ainsi, on trouve quatre hammams (en fonction),
dans les rues de Çukurcuma :
Galatasaray
, le plus connu et le plus cher, dont l’ancienne
partie réservée aux hommes, fut complètement
reconstruite en 2003.
Ağa Hamamı
est le plus vieux (XVe siècle), mais pas le plus
propre. Il est ouvert en journée pour les femmes
et en soirée, pour les hommes. Le minuscule
hammam de Kulhan, se trouve au bout de la rue
Çukurcuma. L’entrée (vestiaire), ne date que du
XIXe siècle et ne paie franchement pas de mine,
mais le hammam lui-même, est beaucoup plus
ancien. Des heures sont réservées aux femmes,
d’autres, aux hommes. C’est un hammam typique de
quartier. Enfin,
le hammam de
Çukurcuma, presque en face de la
mosquée
du même nom, dans la rue du même nom aussi, est
sale et mal entretenu, comme la plupart des
hammams stambouliotes. Il est franchement
déconseillé aux hétérosexuels.
Les brocanteurs et antiquaires
Même si, depuis la rue Française, on a rencontré
plusieurs magasins de brocante, on pénètre avec
la rue Ağa Hamamı Sokak (sur la droite en haut
des escaliers), vraiment dans le cœur du
quartier des Antiquaires. En Turquie comme
ailleurs, la brocante et les antiquités sont
deux choses bien distinctes. Malheureusement,
cette distinction n’est pas faite dans le
quartier et bien des brocanteurs vendent leurs
marchandises aux prix des antiquités. Il est
donc nécessaire de bien chercher, pour trouver
un objet intéressant, dans cette anarchie de
prix inexplicables.
En descendant la rue Ağa Hamamı Sokak, on passe
devant l’école italienne tenue par des sœurs
(bâtiment jaune), puis tout de suite après,
devant le
consulat de Grèce,
dit aussi ‘palais Ionien’.
Pratiquement en face du consulat, une jolie
maison du XIXe siècle a une façade richement
décorée. Il s’agit de l’ancienne école française
Saint-Michel. Après un déménagement dans le
quartier de
Bomonti
au début du XXe siècle, ce bâtiment fut
transformé en logements. A l’arrière et donnant
sur la rue Ağa Çeşme Sokak, se trouvait l’autre
entrée, directement à coté de l’école bulgare
détruite et remplacée par un ‘Otopark’, plus
rentable… En face de cette deuxième entrée de
l’ancienne école Saint-Michel, se trouve encore
aujourd’hui, le
lycée grec de
Zographion (Zoğrafyon Lisesi).
En continuant la rue Ağa Hamamı Sokak, ne pas
manquer la décoration Art nouveau des
appartements
Antoniadis, puis juste après la
pharmacie Tokgöz (francophone), prendre la rue à
droite. La rue
Faik Paşa,
est l’une des plus belles du quartier des
Antiquaires. C’est aussi à cet endroit que l’on
trouve
les plus beaux
magasins d’antiquités.
Ces anciennes maisons, surtout sur la gauche en
descendant, montrent la richesse passée de Péra.
Le no 7 (Appartements
Livada), le no 13 (Appartements
Berberian), le no 17 (Appartements Salzani), le
no 25 (Appartements Pitsiliadis) et le no 27 (Appartements
Eskinasi), sont de beaux exemples
d’architecture civile du XIXe siècle.
En face du no 27, une lignée de maisons grises,
sont des
habitations
sociales construites par l’orphelinat
italien qui se trouvait autrefois, juste
derrière. Ces maisons sont encore habitées
essentiellement par des Levantins et l'une
d'entre elles, contient une
petite chapelle
privée.
Dans cette rue, il est fréquent d’entendre
parler le grec, l’arménien ou le français, que
les vieux habitants de quartier utilisent
encore.
Les écoles
Après les maisons sociales italiennes (sur la
droite), prendre deux fois à gauche et continuer
la rue qui fait un angle droit autour d’une
vieille maison en bois. C’est la limite du vieux
Péra. Autrefois, les habitations le long de
cette rue (Altı Patlar), étaient presque toute
en bois (contrairement à Péra proprement dit),
jusqu’à l’endroit où la rue se resserre et où
s’élèvent les immeubles Manopoulo (à droite) et
Constantinidi (à gauche). L’immeuble orange qui
s’élève en haut de la rue Altı Patlar, mais déjà
dans la rue Ağa Hamamı, n’est autre que les
Appartements
Della Suda. Son ancien propriétaire,
Monsieur Della Suda, était un levantin d’origine
italienne. Il fut Pharmacien impérial et le
sultan lui donna le titre de pacha. Il était
surnommé ‘Faik’ et son nom devint tout
naturellement, ‘Faik Pacha’. Aujourd’hui plus
grand monde se souvient de qui était Monsieur
Della Suda, mais un restaurant porte son nom
dans la rue Faik Pasa.
Prendre à gauche et continuer jusqu’à la
boulangerie (à gauche), qui est juste avant une
petite place. Là, il faudra prendre la rue qui
part en face, et la remonter totalement. Sur la
droite, s’élève l’hôpital des Premiers Soins de
Taksim. Son architecture note bien les horreurs
que l’on pouvait construire dans les années 60.
Il a remplacé l’ancien hôpital municipal.
Toujours sur la droite, un vieil immeuble un peu
délabré, porte une pancarte près de l’entrée :
Merkez Rum Lisesi.
Il s’agit d’une ancienne école grecque (Kentrikon
Parthenoghoion), fermée depuis 2003.
En haut de la côte, prendre la rue à gauche (rue
Çurkurçesme Sokak), en prenant soin de se
retourner auparavant, pour admirer la belle vue
sur la
tour de Galata
et, au loin,
la mosquée de
Soliman-le-Magnifique.
Sur la gauche, l’école
française Sainte-Pulchérie est
toujours en activité avec ses 500 élèves. C’est
l’une des plus prestigieuses
écoles
francophones de la ville.
Prendre la prochaine rue à droite (Kuyu Sokak -
pas de pancarte, en face d'une
fontaine), qui est tout à fait
typique, avec ses belles maisons du XIXe. Deux
écoles sont plantées dans cette rue :
Taksim Lisesi
(ancienne école française St Jean-Baptiste) et
l’école
arménienne Esseyan .
La ruelle fait un angle droit en se jetant dans
la suivante :
Abdullah Sokak.
Prendre sur la droite.
La grande église orthodoxe qui s’élève en face
est
Aya Triada
(Sainte-Trinité), elle est toujours ouverte aux
visiteurs. L’école
grecque Zappion, se trouve à droite
de l’église.
Au bout de la rue Abdullah, face à l’église,
prendre à gauche. On débouche sur la fameuse rue
commerçante İstiklal Caddesi et en prenant à
droite, sur la
place duTaksim,
en passant devant le
consulat de
France. |