Istamboul :
divisions administrativesIstamboul est réunie sous une grande mairie (Büyük
Şehir
Belediyesi) qui couvre une région correspondant à une province. La zone urbaine n’en
couvre qu’une partie, surtout au sud, et s’étant sur pratiquement 150 kilomètres de
côtes. Cette grande mairie est formée par 26 municipalités (Belediye), elles-mêmes
divisées en d’innombrables quartiers ou en villages (mahalle, köy). La ville
historique, formée des deux anciennes villes de Constantinople (Sud) et de Péra-Galata
(Nord), compte 3 mairies qui se partagent près de 850 000 habitants. On peut également
réunir aux anciens quartiers les deux vieilles villes situées sur la côte d'Anatolie, Üsküdar et Kadıköy,
respectivement appelée par le passé : Scutari et Chalcédoine.
Sur la côte de Roumélie, la mairie de Fatih, prend à elle seule
plus de la moitié des habitants dont le nombre ne cesse de diminuer depuis des années,
tandis que Beyoğlu conserve une position stable (250 000
habitants) et qu’Eminönü n’arrive plus à la barre des
60’000 personnes.
Deux autres municipalités sont à attacher directement à la ville :
Şişli
(nord) et Beşiktaş (nord-est). On peut les considérer comme un
prolongement des vieux quartiers de Péra - Beyoğlu, même si
c'est l'ancien village grec de Saint-Dimitri qui a donné les bases de Sisli et le village
russe de Saint-Manas, celles de Beşiktaş.
L'agglomération stambouliote compte de nombreuses banlieues sur les deux côtés du
Bosphore formant un ensemble de près de 14 000 000 d'habitants (officiellement et selon
le recencement de 1999 : 9 500 000).
Contrairement à la plupart des villes de l'Europe de l'Ouest, mais fidèle aux traditions
d'Europe orientale, le centre ville ou le centre historique, est peuplée des couches
sociales les plus défavorisées de l'agglomération. La plupart des banlieues sont plus
modernes que le centre et la population nettement plus aisée. Toutefois quelques
banlieues, de part et d'autre du Bosphore, contiennent aussi des populations
défavorisées (Gaziosmanpaşa,
Esenler, Güngören,
Ümraniye, Beykoz). Les
populations de ces quartiers périphériques, sont généralement originaires de l'Est du
pays ou du Caucase et des Balkans (Yenibosna, Armutlu, Gaziosmanpaşa).
Depuis quelques années, un retour vers le centre ville se faire sentir, particulièrement
dans l'Est de la mairie
de Beyoğlu (Cihangir,
Çukurcuma, Galatasaray, Tünel, Tepebaşı), mais
d'une façon générale, les quartiers du centre historique, sont délaissés. |