At Meydanı
Tram :
Sultanahmet.
Plan du quartier
Ce grand parc s’étend sur le site de l’Hippodrome
byzantin dont il ne reste absolument
rien, mais que les agences s’obstinent à faire
visiter. C’est un peu comme un champ de
bataille : Sans la bataille, cela n’offre pas
beaucoup d’intérêt.
Le parc est entouré de bâtiments ottomans et de
quelques ruines byzantines qui lui donnent toute
sa grandeur. A l’est, la cascade de coupoles de
la mosquée du
Sultan Ahmet dite Bleue avec ses six
minarets imposants, écrase la place d’où le
visiteur aura la sensation de n’être qu’une
miniature ottomane.
Au sud, le lycée technique est construit
directement sur
les ruines de
l’Hippodrome qui sont visibles
uniquement si l’on prend la peine de descendre
du côté de la mer. Autrefois musée des
Janissaires, c’est une œuvre de l’architecte
Raimondo d’Aronco datant de 1894 de style
néo-ottoman.
La partie est de la place comporte le plus de
bâtiments et, quoique d’époques différentes, ils
forment un ensemble de constructions ottomanes
donnant un style particulièrement oriental au
quartier.
Près du lycée technique, subsistent quelques
vestiges
byzantins, dont deux obélisques, et
un morceau de colonne provenant de Delphes. Une
structure d’une poterne de l’Hippodrome est
visible au sud-est de la place, juste à côté du
musée des Arts
Turcs et Musulmans, l’ancien
palais Ibrahim
Pacha. Faisant suite au musée, la
maison du cadastre (Kadastro Dairesi) fut
édifiée en 1914 par l’architecte Vedat Tek. Son
style présente toutes les caractéristiques de la
nouvelle architecture ottomane du tournant du
XIX et XXe siècle et dont Vedat Tek fut l’un des
précurseurs avec Alexandre Vallaury, Ali Talat
Bey, Kemaleddin Bey, Jean Karakas et Stefanos
Georgiadis, d’autres architectes ottomans. Ce
style prévalu, juste avant les années de gloire
de l’Art nouveau dont de nombreux exemples
parsèment
Stamboul,
Péra
et
Galata.
Juste après le cadastre, une série de jardins de
thé sont éparpillés dans
les ruines du
palais d’Antioche. Ce palais qui,
plus tard fut convertit en église et dédiée à
sainte Euphémie de Chalcédoine, martyre morte en
307 et dont les restes sont précieusement gardés
au
patriarcat
œcuménique du
Phanar (Fener).
Il est néanmoins difficile de se faire une idée
précise sur la façon dont se présentaient ces
bâtiments.
La citerne
byzantine Philoxénos est placée juste
en dessus des ruines et est ouverte au public
depuis la fin de 2002. Pour terminer la place de
l’Hippodrome, du côté de l’avenue Divan Yolu,
à l’endroit même où passait la Mese
(avenue impériale byzantine), est plantée la
petite mosquée de
Firuz Aga.
Elle fut érigée par Sinan au XVIe siècle, tandis
que le
Millon
se trouve un peu plus bas, juste à côté de la
fontaine des
Allemands.
Plan de ville
/
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